Compains

Histoire d'un village du Cézallier

– L’oratoire de Saint-Georges

 

 

 

L’ORATOIRE DE SAINT-GEORGES

 

     Alors qu’ils traversaient de dures années marquées par des dérèglements climatiques générateurs de disettes et d’épidémies et alors que le bétail était frappé d’épizooties récurrentes, les compainteyres voulurent  doter le bourg d’un oratoire qu’on dédia, comme l’église, à saint Georges.

 

 

 

     On connaissait depuis des temps immémoriaux en Auvergne les propriétés guérisseuses des eaux « thermales » des montagnes. La superposition persistante des croyances païennes et chrétiennes chez les villageois, incita pour installer l’oratoire à choisir de christianiser une source qui jaillit non loin du centre de Compains près du chemin qui conduit du bourg à Cureire. L’eau de cette fontaine guérisseuse était réputée soigner la gale.

 

     A Compains en 1746, on s’active « a la continuation d’un oratoire a la fontaine de Saint-George », indiquant que la construction de l’édifice était engagée avant cette date. De dimensions modestes, l’oratoire prit la forme d’une petite chapelle qu’on couvrit d’ardoises et surmonta d’une croix. Au fond de l’oratoire, la niche qui, derrière une grille,  abritait la représentation du saint (voir ci-dessous) est vide aujourd’hui.

 

 

 

 

Paradoxe : alors que la chapelle Saint-Jean-Baptiste de Brion approchait de la ruine, victime du désintérêt, non des fidèles ou du vicaire, mais du religieux non résident qui en touchait les bénéfices, à Compains on construisait deux petits édifices religieux, l’oratoire de Saint-Georges et la chapelle Saint-Gorgon.