Compains

Histoire d'un village du Cézallier

Les SAINT-NECTAIRE

 

 

SEIGNEURS au VALBELEIX et à COMPAINS

 

Blason des Saint-Nectaire

d’azur à cinq fusées d’argent accolées en fasce

 

 

      Du Moyen Âge à 1703, les Saint-Nectaire furent implantés sur des terres largement étendues au nord et à l’est de Murol, notamment au Vernet Sainte-Marguerite, aux Arnats et à Trézanche. Plus au sud, ils tenaient la seigneurie du Valbeleix, (ou Bosbeleix), qui débordait largement sur la paroisse de Compains (Marsol, les Costes, Roche, Escoufort, Jansenet) et au sud de la paroisse de Saint-Anastaise à Anglard, dans l’actuelle commune de Besse. Le ruisseau de la Gazelle a le plus souvent servi de limite à leur avancée, parfois exceptionnellement poussée au delà la Couze.

      Voisins de la châtellenie de Brion à Compains, les Saint-Nectaire étaient également proches des terres que l’abbaye bénédictine de Saint-Alyre-lès-Clermont tenait à Anglard dans la paroisse de Saint-Anastaise et au Cheix dans la paroisse du Valbeleix.

      A l’ouest et au sud de la paroisse, on les trouve sur une partie de la montagne de la Vaisse, à la Gardette, au Ronzier et sur la montagne de la Veisseyre.

      Depuis quand, et pourquoi les Saint-Nectaire se trouvaient-ils à la tête d’aussi importantes possessions à Compains ? Les hypothèses les plus plausibles en l’état de notre recherche sont les dots des filles ou la filière des héritages. L’acquisition pure et simple n’est pour le moment renseignée par aucun texte, mais reste possible compte tenu des difficultés financières rencontrées par les Bréon, notamment pour financer croisades et procès.

 

Les Saint-Nectaire à Compains et alentour (XIVe s.-1703)

 

 

La MAISON de SAINT-NECTAIRE

 

      L’intendant d’Auvergne Lefèvre d’Ormesson rédige en 1697 un Mémoire sur l’état de la généralité de Riom dressé pour l’instruction du duc de Bourgogne, fils de Louis XIV. Il détaille une partie des brillantes carrières des Saint-Nectaire (Senneterre), un lignage qui compte parmi les plus prestigieux d’Auvergne. Seuls seront évoqués ci-après les faits qui concernent leur implantation à Compains et dans ses alentours.

 

Valbeleix – Eglise Saint-Pierre – Armes des Saint-Nectaire sur un mur extérieur de l’église

 

Origine du patronyme

      Comme Compens, christianisé par Antoninus, la région de Saint-Nectaire fut christianisée au IIIe siècle par un compagnon de saint Austremoine, l’évangélisateur Nectaire, éponyme de l’actuelle commune du Puy-de-Dôme. Lors de la mise en place de la féodalité, entre le IXe et le XIe siècle, un château aujourd’hui disparu fut dressé à Saint-Nectaire par une famille féodale qui prit le nom du saint révéré localement.

 

Eugène Isabey (1803-1886)

Vue générale des ruines du château et du village de Saint-Nectaire

 

A Roche-Charles

      Comme les Bréon,  les Saint-Nectaire voient leurs seigneuries vassalisées dans le premier tiers du XIIIe siècle, les unes par le dauphin d’Auvergne, les autres par l’évêque de Clermont. Trois ans après l’hommage des Bréon pour Brion (1222), les Saint-Nectaire rendent à leur tour hommage au Dauphin d’Auvergne en 1225 pour leur seigneurie de Roche-Charles qui incluait le château, sa chapelle et le village voisin de Boslabert. Trois siècles plus tard, Nectaire de Saint-Nectaire vendit Roche-Charles en 1546 à Louis de Pons, seigneur du fief voisin dit le Roquet où on distingue encore les ruines d’une très ancienne construction défensive.

La chapelle de Roche-Charles (XIe-XIIè siècle), lieu de culte du château des Saint-Nectaire aujourd’hui disparu

 

      Le château a disparu. Construite au XIIe siècle dans un lieu très isolé, la chapelle dédiée à Notre Dame est posée sur un piton rocheux qui domine les gorges du ruisseau de Sault. D’anciennes tombes hérissent les abords de la chapelle.

 

PROXIMITE, ALLIANCE et TENSIONS dans les MONTAGNES

 

La reconnaissance sociale (XIIIe-XIVe s.)

      Le rayonnement de la maison de Bréon comme celui des Saint-Nectaire n’était pas uniquement fondé sur une assise foncière importante. Il était conforté par des liens féodaux cimentés par des solidarités ancestrales tissées entre les familles lors de participations communes aux croisades et aux osts royaux. Intervenait également la personnalité éminente de certains chefs du lignage, en particulier celle d’Itier de Bréon au tournant du XIIIe et du XIVe siècle. Deux exemples parmi d’autres : Itier de Bréon intervient en 1285 comme garant lors de l’arbitrage prononcé par Béraud de Mercoeur pour régler le différend entre les vicomtes rivaux de Carlat et Murat. En 1288, il se porte caution de la dot constituée par Robert Dauphin d’Auvergne à sa sœur Mahaut.

 Le respect qu’inspirent les Saint-Nectaire à leurs pairs apparait de même, au travers des rôles de confiance que leur confient les La Tour, seigneurs en l’Artense et à Besse. Ainsi Bertrand de Saint-Nectaire participe-t-il au partage des biens intervenu entre deux Bertrand de La Tour. Plus tard,  Bertrand de Saint-Nectaire abbé de Brioude et Itier de Bréon sont nommés le 22 novembre 1286 exécuteurs testamentaires de Bernard de la Tour et, le cas échéant, tuteurs des enfants mineurs de Bernard en cas de remariage de leur mère. En 1314, Bertand II de Saint-Nectaire sera nommé exécuteur testamentaire de Béraud de Mercoeur, puis de Dauphine de La Tour en 1323 et enfin en 1328, de Bertrand de La Tour.

Valbeleix – Eglise Saint-Pierre – Blason des Saint-Nectaire sur un chapiteau

 

L’alliance Bréon-Saint-Nectaire (1302)

       Pensé pour limiter les conflits d’intérêts qui pourraient se conclure par une guerre seigneuriale, un solide réseau d’alliances matrimoniales resserrait les relations entre les familles tout en sécurisant les biens des unes et des autres.

      On se mariait dans sa strate sociale. Un Bréon ne pouvait épouser ni dans la famille d’un grand d’Auvergne, trop haut placé, ni dans une famille de moindre parage, c’eut-été se mésallier. Dans ces limites, celles de la chevalerie noble “moyenne”, on épouse de préférence les enfants d’anciens lignages auvergnats voisins de la châtellenie, le plus souvent eux-aussi vassaux du dauphin ou de l’évêque. Les fortunes sont sensiblement les mêmes : ainsi, lors du ban de 1304 pour la guerre de Flandre, les familles où les Bréon puisaient leurs gendres (Apchon, Chaslus, Tinières, Vichy…) devaient fournir dix hommes de guerre, comme le seigneur de Brion. Indice qu’on avait estimé de même niveau leurs patrimoines et le nombre de leurs vassaux.

      Un mariage rapproche les deux familles en 1302 : Dauphine de Bréon (tante de Maurin III de Bréon), épouse Bertrand de Saint-Nectaire, qui trouva peut-être dans la dot de sa femme les premières terres que posséda le lignage à Compains.

 

Divergences financières

       Fondés sur des intérêts communs essentiellement sécuritaires, les mariages n’ont jamais empêché la survenue de différends pécuniaires. Après la mort d’Itier II en 1320, Maurin III de Bréon prit en mains les seigneuries dont il héritait. Mais la double conjonction du retard dans le paiement de la dot des filles de la famille et la succession mal réglée d’Itier et de son frère Jaubert, laissent aux femmes le sentiment d’avoir été lésées. S’ensuivent d’interminables procès contre Maurin, dont l’un, d’abord mû par Bertrand de Saint-Nectaire au nom de sa femme, était encore poursuivi en 1349 par ses enfants.

 

Rivalités seigneuriales : l’affaire des fourches patibulaires

      Une escarmouche vient tendre les relations entre les deux familles en 1328 : les fourches patibulaires (gibet) de Maurin III sont détruites par des gens de Bertrand de Saint-Nectaire.  L’honneur voulait qu’on se vengeât. Lors d’une action de représailles, les gens de Maurin  viennent donc nuitamment ravager un moulin des Saint-Nectaire, probablement le moulin de Sparanat, situé à la sortie de Compains, sur la route du Valbeleix.

Fourches patibulaires

Gallica

 

Mais les progrès de la justice royale ne laissaient plus impunis les seigneurs qui se faisaient justice eux-mêmes. Saint-Nectaire se plaignit à la justice royale si bien que, pour obtenir son pardon, Maurin dut solliciter du souverain une lettre de rémission.

       On est revenu à une meilleure entente en 1336 lors du contrat de mariage entre Dauphine de Saint-Nectaire et Jean de Marcilly, seigneur de Chalmazel en Forez. Avec plusieurs autres nobles, Jaubert de Bréon, fils de Maurin III,   se porte caution du paiement de la dot de Dauphine par son père Bertrand de Saint-Nectaire.

     

 

SEIGNEURS à COMPAINS (XVe s. – 1703)

      

Au XVe siècle

       Lors de l’extinction du lignage des Bréon à la fin du XIVe siècle, une partie de leur héritage passa chez les Tinières, puis chez les Montmorin avant de parvenir aux Saint-Nectaire. Algaye de Montmorin, héritière de Dauphine de Bréon avait épousé en 1389 Armand de Saint-Nectaire. Leur fils Antoine Ier de Saint-Nectaire fut marié en 1435 à sa cousine germaine Antoinette de Montmorin. En 1451,  Antoine, seigneur haut justicier du mas de Marsol, de la montagne des Costes, de Roche, de la montagne d’Escoufort et de Jansenet soutra (bas) y touche un cens en argent et en nature mais il convient avec ses paysans qu’il “garde pour lui” la montagne de Jansenet soubra (haut), une terre probablement alleutière.

Leur fils Antoine II épouse Marie d’Allègre en 1472. Il sera député de la noblesse en 1510 lors de la rédaction de la coutume d’Auvergne.

 

XVIe siècle

     Nectère de Saint-Nectère fils des précédents, entre autres fonctions, sera bailli des montagnes d’Auvergne. Pour favoriser le commerce sur ses terres et tenter de résister  à la concurrence des foires de Brion, Nectère obtient en 1526 de François Ier la création d’une foire en août au “Voubelet” [Valbeleix] le lendemain de la Saint-Laurent “pourvu qu’au dit jour [il] n’y ait autres foires a quatre lieues a la ronde”. En 1559, “le sieur de Saint-Nectaire” occupe près du roi la charge de “gentilhomme de la chambre” aux côtés du “sieur de Bréon”, désignation possible de Gaspard de Montmorin (né v. 1530), fils aîné de François de Montmorin seigneur de Compains.

 

Les IMPLANTATIONS LOCALES

 

        De crise en crise, au fil du XVIIe siècle les paysans se paupérisent et beaucoup voient leurs terres saisies pour dettes. Ainsi, trop endetté, un des paysans de Saint-Nectaire à Bohaud (com. Valbeleix) doit vendre ses biens de la montagne d’Escoufort à un habitant de Marsol. Il passe de petit propriétaire à métayer de Jean de Laizer au domaine de Malsagne.

 

VALLEE de la COUZE

       Dans la vallée, le hameau de Belleguette relève en 1626 de Gilbert-Gaspard de Montmorin-Saint-Hérent, seigneur de Brion. François de Saint-Nectaire touche le cens sur quelques prés proches des communaux de Belleguette, montrant que les possessions des Saint-Nectaire ne sont pas toutes restées cantonnées au nord du ruisseau de la Gazelle et que la Couze a parfois été franchie.

 

Au nord du bourg

 

MARSOL, les COSTES, ESCOUFORT, JANSENET

      En 1653, le village de Marsol, une partie de la montagne des Costes, le montagnes d’Escoufort et de Jansenet relèvent d’Henri de Saint-Nectaire qui partage la montagne des Costes avec François de Montmorin-Saint-Hérent.

A Escoufort, sur les terres des Saint-Nectaire. Au fond, le Montcineyre et le massif du Sancy.

 

      Entre Beauregard et le Puy Moncey, une montagne portait encore le nom de Montmorin sur le cadastre de 1828.

 

 

Au sud-ouest du bourg

 

La GARDETTE, le RONZIER, la VAISSE

      A l’ouest d’Escouailloux, le tènement de la Gardette relevait au moins depuis le XVIe siècle du seigneur de Saint-Nectaire qui y tenait une pagésie où lui était payé un cens en argent et en fromage.

      Un jeune laboureur, Jean-Richard Bellot et sa femme Françoise Blanchier d’Escouailloux, propriétaires d’une partie du tènement de la Gardette payaient à Saint-Nectaire un cens annuel pour la terre qu’ils exploitaient. Entre 1663 et 1667, ils furent incapables de payer le cens en nature, 18 livres de beurre et 46 livres de fromage, et trois livres en argent. Le receveur de Saint-Nectaire les fit assigner devant le sénéchal d’Auvergne à Riom pour qu’ils règlent leurs impayés. Jean-Richard se retrouva condamné à près de 200 livres. Dans l’incapacité de payer, on lui saisit 80 chars de foin.

       En 1569, un groupe de paysans de Compains, Egliseneuve et Condat exploitaient le Ronzier, une montagne située au pied du Puy de la Vaisse (aujourd’hui les Ronzières et la montagne du Ronzier). Ce vaste tènement comprenait bois, herbages, caves et chazaux proches d’un étang (“le ronzier qui souloit estre un estang”) toujours visible de nos jours.  De  nombreuses traces de fondations de bâtiment sont visibles au Ronzier le long d’un bois qui limite la Montagne du Ronzier vers l’est. Ces traces, déjà dites très anciennes en 1779, les textes parlent “d’anciens vestiges“, ne figurent pas sur la carte de Cassini réalisée vers 1760. Il s’agit vraisemblablement d’un village d’origine médiévale qui précéda la transformation du Ronzier en montagne d’estive. Le Ronzier passera au seigneur d’Escouailloux au XVIIIe siècle.

Henri de Saint-Nectaire était en 1654 seigneur haut justicier d’un domaine sis sur une partie du Puy de la Vaisse où il percevait un cens en argent et en fromage. Pendant ce temps, les modes d’exploitation évoluent dans les montagnes et les domaines se multiplient. En 1702,  on construit des burons à la Vaisse. L’endroit est baillé tout au long du XVIIIe siècle et sur la carte de Cassini (v. 1760) plusieurs burons sont représentés sur la  “vacherie” de la Vaisse.

 

Terres des Saint-nectaire à l’ouest de Compains (Google earth)

 

Au sud

La VEISSEYRE

      Les Saint-Nectaire ont pris pied, au sud de la paroisse au moins depuis le XVIe siècle. Ils y font exploiter la montagne de la Veisseire en 1563 par des propriétaires forains, dont Jules Begin, seigneur de Granat et la Rivière. Un conflit éclate alors avec les paysans emphytéotes qui contestaient le montant trop élevé du cens  en argent, en fromage et en beurre qu’ils devaient aller payer à Besse le jour de la Saint-Géraud. Un arrangement fut trouvé.

 

 

La FIN des SAINT-NECTAIRE au VALBELEIX et à COMPAINS

Vente de la seigneurie du Valbeleix et de ses dépendances au XVIIIe siècle

 

       Henri-François de Saint-Nectaire, duc de la Ferté et pair de France, rend hommage  à Louis XIV en 1669 pour sa seigneurie du Valbeleix. Il meurt en 1703, laissant trois filles dont l’une hérite du Valbeleix. Avec la fin de cette branche des Saint-Nectaire, s’achève la stabilité seigneuriale qui caractérisa le Valbeleix durant des siècles. Au fil du XVIIIe siècle, la seigneurie  ne va cesser de passer de main en main.

 

Saint-Nectaire vend à Crussol d’Uzès (1703)

      Françoise de Saint-Nectaire, une de ses trois filles d’Henri-François de Saint-Nectaire a été mariée à  François-Gabriel Thibaut marquis de la Carte. Lorsqu’ils héritent en 1703 de la seigneurie du Valbeleix ils la vendent aussitôt à Philippe-Emmanuel de Crussol d’Uzès, baron d’Apchier (1685-1761), époux de Marie-Antoinette d’Estaing.

      Alors que la région subit depuis plusieurs années une grave pénurie alimentaire à l’origine de disettes, Marie-Antoinette d’Estaing écrit en 1733 à Trudaine, intendant d’Auvergne pour intercéder en faveur des habitants du Valbeleix : “je vous demande monsieur, un peu de bonté pour les habitants de ces terres et un peu d’égard dans la suite pour leur misère qui est bien grande”. Pour les Crussol, obtenir de l’intendant une remise sur le montant de la taille royale laissait aux paysans davantage de moyens pour payer  les impôts dus au seigneur.

      Cette même année 1733, madame de Crussol donne les châtellenies de Saint-Nectaire et du Valbeleix à ses enfants. 

 

Crussol vend à François de La Garlaye, évêque de Clermont (1775)

     Quarante ans plus tard,  en 1775, les Crussol revendent les deux seigneuries de Saint-Nectaire et du Valbeleix  à François-Marie Lemestre de La Garlaye, évêque de Clermont, qui meurt l’année suivante.

 

Les héritiers de La Garlaye vendent à Guérin (1776)

      Immédiatement après la mort de l’évêque, ses héritiers vendent au prix de 205 000 livres les seigneuries du Valbeleix et de Saint-Nectaire. L’acheteur est un issoirien, Jean-Louis-Gabriel Guérin, un écuyer dont la noblesse est reconnue.

 

Jean Guérin, seigneur du Valbeleix

      Soldat dans l’armée royale, Jean-Louis-Gabriel Guérin occupait en 1761 le poste de cornette au régiment d’Escars. Quand arrive la Révolution, les biens que détient Guérin à Compains s’étendent de Marsol à Jansenet. Une partie de la montagne de Jansenet est affermée 400 livres à François Martin de Graffaudeix ; l’autre partie est affermée à Géraud Reynaud d’Espinchal pour 900 livres avec un bois de haute futaie d’un produit de 400 livres. Guérin touchait en outre 160 livres de cens et de rente à Marsol et Chaumiane.

      Avec la noblesse auvergnate en exil, Guérin signe à Fribourg en 1791 l’acte de coalition d’Auvergne et sert dans l’armée de Condé. Inscrit le 7 floréal an II sur la liste des émigrés, il en est radié le 20 vendémiaire an XI – peut-être, et comme souvent, grâce à un certificat de complaisance – après avoir prouvé sa résidence dans la commune de Varenne-sur-Têche entre le 1er février 1792 et le 18 fructidor an XI.

      Restés sans surveillance, les biens de Guérin furent dégradés dès le début de la Révolution. Un registre de Besse montre qu’il émet une réclamation le 2 septembre 1792 pour que les dégâts commis à ses biens tant à Saint-Nectaire qu’au Valbeleix soient examinés par des commissaires et que les habitants soient tenus pour solidairement responsables des dommages. On peut penser qu’aucune suite ne fut donnée à cette plainte.

      Guérin était toujours propriétaire au Valbeleix sous l’Empire. En 1804, on considérait que ses biens y consistaient en deux domaines, l’un estimé 13 190 livres, l’autre était le domaine de Blatte situé sur les hauteurs du Valbeleix.

 

A SUIVRE