Compains

Histoire d'un village du Cézallier

– Toponymie-Hydronymie

Noms de lieux, de rivière et de ruisseau à Compains

dernière mise à jour : août 2017

Mieux comprendre les noms de lieux dont le sens caché nous échappe habituellement est l’objectif de ce chapitre. Reflets de la vie qui un jour a surgi à Compains, s’y est installée et y a prospéré, les toponymes de la commune évoquent la nature du terrain (Barbesèche, Malsagne), les cultures pratiquées (Cézalier), le patronyme des habitants (Marsol, moulin de Péraud, moulin de Barbat, Roche Garnaud) ou la topographie (Brion, les Costes). Chacun d’eux, mis en relation avec l’histoire de la paroisse, puis de la commune, peut nous éclairer sur le passé des compainteyres.

Barbesèche – Au sud du bourg de Compains, la Montagne de Barbesèche porte un nom évocateur des herbages qui y croissent.

Belleguette – Lieu d’où l’on pouvait surveiller – guetter – les environs et prévenir de la survenue de bandes hostiles. Belleguette était l’un des points de Compains où une garde devait être assurée, au même titre qu’aux lieux dits La Garde (attesté en 1325) près du château de Brion ou La Gardette qui relevait de la petite seigneurie d’Escouailloux.

Besse – D’origine gauloise, le terme désigne un peuplement de bouleaux et, par conséquence, les constructions établies après son défrichement.

Brion, Bréon – Ce toponyme d’origine gauloise désigne un lieu et en précise l’usage. Briga, qui désignait une hauteur, évolua pour désigner un lieu élevé portant un point défensif, puis une fortification. Le nom du lieu fournit son nom à la famille éponyme de Bréon et au village de Brion qui se constitua près de la butte avec des paysans venus des environs pour travailler les terres du seigneur.

La famille de Bréon apparait dans les sources en 1066, la forteresse de Brion en 1222. Reflet de l’orthographe fluctuante des textes latins du XIIIe et du XIVe siècle, les seigneurs de Bréon sont dits au Moyen Âge, de Breon, de Breo ou plus rarement de Breonne. Dans notre recherche, nous utiliserons le patronyme Bréon pour désigner les seigneurs et le toponyme Brion pour nommer le village.

Chabagnol – Situé sur la portion du territoire de la paroisse de Compains perdue à la Révolution et rattachée à Egliseneuve, le lieu dérive de chabanne ou cabane, terme qu’on employait dès le Moyen Âge pour désigner une habitation modeste.

Chalm – De l’occitan, terre inculte, plateau désert.

Chandelière – Le nom de ce hameau situé non loin de la Couze proviendrait de candol, le ruisseau, ou du nom du domaine rural d’un nommé Chandel auquel s’ajouta le suffixe ière indiquant la propriété.

Chapelle Saint-Gorgon – Le mot chapelle est attesté en latin médiéval dès 679 : capella, diminutif de capa, désigne un manteau en latin vulgaire. La chape fut à l’origine un manteau à capuchon. Au début du christianisme, la chape la plus célèbre fut celle de saint Martin qui avait coupé en deux son manteau pour le partager avec un pauvre un jour d’hiver. Cette demi-chape, conservée, fut adorée et considérée comme la première relique. On la déposa dans un petit édifice, la première chapelle. A Compains, la chapelle Saint-Gorgon, construite en 1843, n’abrite pas les reliques du saint qui sont conservées dans l’église Saint-Georges.

Chaumiane – Le chaume, en latin calamus – en occitan calm – désigne une lande ou une pâture élevée vouée au pacage des animaux plus qu’à la culture. Le terme peut aussi désigner un lieu où se côtoient des propriétés mitoyennes. Citée en 1359,  la terre de Chaumiane appartint aux seigneurs de Bréon, puis à leurs successeurs, Thynière, Montmorin-Saint-Hérent et enfin Laizer jusqu’à la Révolution.

Chavade – Du latin calvus, chauve. Ce toponyme peut désigner un lieu déboisé ou, dans le Puy-de-Dôme, l’avoine.

Clamouze ou Clamousse (ruisseau de) – Du latin clamosus, clameur. Situé à l’ouest du territoire communal de Compains, orienté Nord-Sud, le ruisseau de Clamousse relève du bassin de la Dordogne et conflue avec le ruisseau d’Entraigues pour former la Rhue. Il aurait pu marquer au Moyen Âge la limite de la seigneurie de Brion vers le couchant.

Cocudoux – Au nord de la commune de Compains, le mont Cocudoux (1342 m.) tire son nom de cocu issu du pré-celtique cuc ou kok, signifiant tête ou sommet arrondi, passé au vieux français avec le même sens.

CompainsCompendiacensis, cité dès l’époque mérovingienne, proviendrait du nom de Compendius, un gallo-romain. Le sufixe celte acos latinisé en acum est fréquent parmi les toponymes gallo-romains du Cézalier. La forme Compens, avérée en 1317 et sans doute beaucoup plus ancienne, sera utilisée jusqu’au début du XVIIIe siècle.

Coste – Désigne un terrain en pente. Au nord du bourg on trouve la montagne des Costes (1153 m.) et un hameau : les Costes-Haut et les Costes-Bas.

Coualle (couaille) – Bord d’un étang à sec en période de basses eaux (Littré, 1876).

Cougnie – Désigne soit le coin, soit un lieu où baguenaudent des counilhs (lapins).

Couze – Le terme provient de l’hydronyme pré-celtique cosa désignant l’eau qui descend de la montagne. Ce nom de cours d’eau est fréquent dans la région de Compains où on parle du « Pays des Couzes ». Née au sud de Compains, la Couze de Compains après son confluent avec le ruisseau de la Gazelle prend le nom de Couze de Valbeleix puis va se jeter dans la Couze Pavin. La Couze d’Ardes nait au sud de Brion, dans la commune voisine de Saint-Alyre-ès-Montagne.

Escouailloux – Ce village, chef-lieu d’une très petite seigneurie enkystée dans la seigneurie de Brion, est cité en 1354. Quelles dérivent de l’occitan ou du vieux provençal, les étymologies évoquent toutes un poste de guet. A peu de distance le lieu-dit La Gardette faisait partie de la même seigneurie.

Espinat – Issu du latin spina, le terme désigne les épines et un terrain épineux. Situé au sud-est de la paroisse de Compains, le village d’Espinat est cité en 1513. Il sera rattaché à Egliseneuve à la Révolution.

Gazelle – Sans rapport avec l’animal du même nom, la Gazelle désigne le ruisseau descendu du Montcineyre qui longe au nord le bourg de Compains et va se jeter dans la Couze de Valbeleix.  Dérivé du latin vadum qui a donné en français gué et donne en provençal ga d’où dérive gaz (le gué), l’hydronyme apparait fréquemment dans le Puy-de-Dôme, la Haute-Loire et le Cantal. A Compains, ce gué était sans doute placé au pied du Montcineyre, là où la Gazelle traverse le chemin qui conduit du bourg de Compains vers Besse.

Graffaudeix – Du latin acrifolium le houx, acer ce qui est perçant et folium la feuille. Comme Espinat et Redondel Graffaudeix fut rattaché à Egliseneuve à la Révolution.

Grosleix – Nom d’un des villages de Compains, probablement dérivé du nom d’un habitant du lieu.

Joran, Le Cros de Joran, le Teston du Joran, le Grand Joran – Lieux situés au sud de la commune de Compains et au nord de la commune de La Godivelle. Le toponyme Joran pourrait dériver du latin et désigner un lieu boisé [le Cros de Joran (1140 m.) et le Grand Joran (1247 m.)], ou une hauteur boisée [le Teston du Joran (1323 m.)]. Le Jura pourrait dériver de la même racine.

La Fage – Du latin fagus, le hêtre, arbre qu’on rencontre fréquemment dans la moyenne montagne auvergnate. Ses fruits, les faines, fournissaient une huile comestible, mais qui ne se conservait que peu de temps. Les faines étaient consommées par les cochons qu’on conduisait en forêt (droit de panage). A l’ouest du col de la Chaumoune, la montagne de La Fage est citée dans un texte de 1349. La Fage signifie « bois de faux » (hêtre, fayard) « dans l’idiome du pays », dit un texte du XVIIIe siècle. Un lac fut créé après 1758 au sommet du volcan de La Fage. Ce lac est dit « entièrement desséché » sur le cadastre « napoléonien » de Compains réalisé en 1828. Aujourd’hui remis en eau, ce lac est visible sur la carte I.G.N. au 1 : 25 000.

La Garde, La Gardette – Du francique wardon – surveiller – passé à l’ancien français warde qui donna garde et de l’occitan gardo signifiant qui domine un pays. Près de la forteresse de Brion, le lieu-dit La Garde est attesté en 1335. De nos jours, le terme est resté attaché à deux lieux-dits : le buron de La Garde et le bois de La Garde. Au sud-ouest du bourg, le poste avancé de La Gardette surveillait les abords de la petite seigneurie d’Escouailloux dont il faisait partie.

La Planète – Du latin planum, espace plat.

La Roche – Dérive du gaulois rocca. La Roche apparait fréquemment en Auvergne comme toponyme pour désigner une forteresse ou comme patronyme pour désigner une famille noble. En limite nord de la paroisse de Compains, les lieux-dits La Roche et  Roche Garnaud peuvent être les indices de la présence d’anciennes maisons-fortes tenues par de petits vassaux des Bréon qui au Moyen Âge surveillaient les abords de la seigneurie de Brion face aux seigneuries des La Tour et des Saint-Nectaire.

La Ronzière – Situé entre le bourg et Belleguette, La Ronzière évoque un espace couvert de ronces. Viendrait du latin rumex, la ronce, le dard auquel vint s’ajouter le suffixe aria désignant le territoire. L’endroit put être défriché pour faire face au croît de population entre le XIe et le XIIIe siècle.

La Taillade – La montagne de La Taillade, un lieu couvert de taillis et de bois, était située près du château de Brion et appartenanit au seigneur.

La Volpilière – Face au château de Brion, mais sur la commune de Saint-Alyre-ès-Montagne. Le toponyme évoque un lieu où vivaient des renards, dits velpils en ancien français, terme issu du latin vulpes.

Lac des Bordes – Dérivée du bas-latin borda, la borde désignait une cabane, puis plus tard une métairie ou une grange qu’on pouvait trouver en limite d’un grand domaine. Sans doute trouvait-on près du lac plusieurs bordes. Le lac  fut établi par Jean de Laizer après qu’il ait acquis la seigneurie de Brion et Compains en 1654. Sa création fut à l’origine d’un long procès avec les habitants.

Le Luguet – Issu du latin lucus, bois sacré, le terme Luguet désignait un petit bois sacré où officiaient des druides. Le toponyme peut aussi provenir du nom du dieu celte Lug. Le Puy du Luguet est situé au sud de la commune de Compains et au nord de La Chaux d’Espinchal. Au sud-est de Compains, le signal dit du Luguet est placé au sommet du Mont Cézalier (1551 m.), point culminant du massif du Cézalier dans la commune d’Anzat-le-Luguet.

Le Verdier – Dérivé du latin viridia, jardin, bosquet. C’est là que confluent la Couze de Compains et le ruisseau de la Gazelle pour former la Couze de Valbeleix, affluent de la Couze Pavin. Sans doute des arbres fruitiers y croissaient-ils. Situé à l’entrée de la vallée du Valbeleix, l’endroit est protégé des vents d’ouest par le pic Saint-Pierre.

Le Vernet – Du pré-celtique ver : l’eau. Vern(e) est issu du gaulois vernos, l’aulne, l’un des sept arbres sacrés des gaulois (Arverne, puis Auvergne). Au pied du château de Mardogne, les Bréon prélevaient un péage au Pont du Vernet, « le pont de l’aulnaie ».

Les Angles – Du latin angulus, pointe de terre en forme d’angle et de l’Occitan anglar : pierre angulaire ou angle formé par deux chemins ou deux rivières. Entre Redondel et Espinat, près de la portion de la commune de Compains détachée à la Révolution, le lieu-dit Les Angles (aujourd’hui dans la commune d’Egliseneuve d’Entraigues) peut être ainsi nommé parce que situé à la croisée de les chemins y forment visiblement un Y. On observe la présence du même toponyme au sud de Mazoires là où les chemins forment eux aussi un Y. Le phénomène est encore plus marqué au Mont Dore, à la ferme de l’Angle (1262 m.). Ce toponyme avéré dans le terrier de la seigneurie d’Entraigues (XVIe siècle) révèle aussi un point de contact entre plusieurs seigneuries . Il pourrait donc également désigner les bornes, parfois triangulaires, qui marquaient les limites des seigneuries et des domaines. L’hypothèse selon laquelle le terme devrait être rattaché aux « Anglais » pendant la terre de Cent Ans nous semble erronée : on trouve déjà un lieu-dit Les Angles dans le cartulaire de Conques (textes entre le IXe et le XIIIe siècle). A Compains dans la seigneurie d’Escouailloux, la présence à La Gardette d’un lieu-dit chez Danglard au XVIIIe siècle pourrait signaler une borne de séparation avec la seigneurie de Brion.

Les ChirouzesVillage de la commune de Saint-Anastaise proche de la limite nord de la commune de Compains. Le toponyme Les Chirouzes désigne un territoire couvert de pierres qui prend son origine dans le celtique cher ou cair, la pierre. L’endroit était connu pour sa vacherie cernée de pierres qui, dressées verticalement, empêchaient les bestiaux de consommer la toiture des habitations. Certaines de ces grandes pierres plates qui peuvent atteindre plus d’un mètre carré sont encore visibles aux Costes et à Marsol.

Les Combes – vallée ou vallon sans cours d’eau.

Les Creux – Petit vallon au nord de Compains, près de la route de Besse. Souvent dit dans les textes Escros ou les Cros, le terme viendrait du latin crosus, qui désignait un creux. On retrouve ce terme au sud de la commune près du Teston du Joran au lieu-dit le Cros de Joran dans la commune de La Godivelle.

Les Fonts, Les Fontlonge – Située sur la ligne de partage des eaux entre le bassin de l’Allier à l’est et celui de la Dordogne à l’ouest, Compains voit jaillir sur son territoire un nombre incalculable de sources (du latin fons). Captées ou non, ces sources qui surgissent de partout et apparaissent à plusieurs reprises  sur la carte IGN.

Les Granjounes – Désignent des granges ou le domaine exploité par un métayer.

Les Moudeires – En patois, moulin, meunier. Après le partage de l’héritage de Maurin II entre ses quatre filles, il fallut créer des moulins sur les hautes terres d’Entraigues. On les installa sur le ruisseau qui descend du lac de La Fage.

Les Règes – Evoquent les sentiers qui courent dans les terres. Aujourd’hui, le lieu-dit est situé sur la route construite au XIXe siècle qui relie le bourg de Compains à Brion.

Malsagne – Cette mauvaise terre marécageuse appartenait au seigneur de Brion. Le terrain marécageux, dit sagne, du latin sania puis du gaulois san, ne laissait pousser que des près humides souvent couverts de joncs. En auvergnat, la forme mal peut aussi avoir le sens de petit.

Marsol – Pourrait provenir du nom d’un des premiers habitants du lieu.

Montagne – Terme très employé à Compains où plus d’une dizaine de hauts pâturages portent ce nom. La montagne désigne les herbages d’altitude où estivent les bovins. La tête d’herbage était l’unité de superficie correspondant environ à un hectare sur laquelle pouvaient se nourrir une vache et son veau. Selon la coutume d’Auvergne, le paysan avait droit dans les montagnes à un nombre de têtes d’herbage correspondant au nombre de bêtes qu’il avait hiverné.

Motte Le cadastre de 1828 et aujourd’hui la carte IGN au 1:25000 nomment improprement « motte » la butte de Brion. Il s’agit en réalité d’une butte basaltique, aplanie au Xe ou XIe siècle quand on voulut y dresser le château de Brion. D’un usage très ancien, le terme motte est attesté en Auvergne au XIIe siècle. Il désignait un amas de terre qui pouvait avoir été dressé lors de l’élévation d’une construction défensive. Lors de nos recherches, le premier texte où apparait le terme motte date du XVIIe siècle. La carte de Cassini (milieu du XVIIIe siècle) désigne Brion sans lui accoler le terme motte. Le terme est avéré sur le cadastre napoléonien de 1828.

Moulin Barbat, moulin de Péraud – Probablement du nom du meunier, quoique perrau indique aussi en Auvergne un terrain pierreux. Au XVIIe siècle, le moulin Péraud était dit moulin de Belleguette. Ces deux moulins situés sur la Couze, figurent (roue dentée) sur la carte de l’Auvergne réalisée par Cassini au XVIIIe siècle.

Pierre Saraillade – Saraillade dérive de saroil, du latin serrare (fermer). Le terme méridional sarrail (saralha), désigne une serrure ou un serrurier. A Compains, la Pierre Saraillade est une borne seigneuriale indiquant une limite de seigneurie. Sa position marque la limite entre la seigneurie de Brion et une seigneurie voisine, située sur la montagne de Joran.

Puy – Peuch en auvergnat, lieu élevé, mont arrondi. Dérivé du latin podium (colline), c’est un relief costitué par un mont de faible altitude. Le Puy Moncey surplombe le bourg de Compains. C’est le seul volcan de type peléen de la commune.

Redondel – Du latin retundus, arrondi. Lieu qui évoque une boule.

Roche Garnaud – Du prénom d’un habitant. Avec peut-être Groslier et Marsol, c’est l’un des rares lieux de Compains qui semble porter le nom d’un habitant.

Teston – Tête : le  teston du Joran est une montagne au sud de la commune  de Compains.

Vaisse – Territoire couvert de noisetiers ou de coudriers. Le Puy de la Vaisse  à l’ouest de Compains marque la frontière avec Egliseneuve d’Entraigues.

Vassivière – A quelques kilomètres au nord de Compains, la chapelle de Notre Dame de Vassivière, située entre à l’ouest la Clamouze et la Couze Pavin à l’est, est le lieu d’un pélerinage célèbre. Issu du celtique, vassivière signifierait temple de l’eau. La chapelle aurait christianisé un lieu anciennement dédié à une divinité des sources. D’autres affirment que Vassivière viendrait des vassives, génisses qui n’ayant pas encore vêlé, auraient été regroupées dans les près aux alentours de la chapelle. En occitan, le vacivier est un berger.  Plusieurs croix balisent le chemin montagnard que suit la procession qui monte à la chapelle. La paroisse de Compains finança la quatrième de ces croix.

Vauzelle – Dans la commune de Valbeleix, ancienne possession des Bréon. Du latin valicella, petite vallée. Le village de Vauzelle pourrait être le lieu où se terminait la chatellenie de Brion sur la rive droite de la Couze. Le village est situé près d’un ruisseau situé dans une « petite vallée » qui dévale d’est en ouest vers la vallée du Valbeleix et aurait pu marquer la limite de la seigneurie de Brion avec les terres des Saint-Nectaire implantés à Roche-Charles.

Vesselier – Espace où pousse la vesce, une plante fourragère.

Veissière – Lieu anciennement couvert de noisetiers. En gaulois, la vassia désigne la noisette.

Village – Dans le Cézalier, le terme village désigne  les nombreux hameaux dispersés sur les territoire paroissiaaux, devenu communaux après la Révolution.

Stabilité des noms de lieux

En 1349 Maurin de Bréon, seigneur de Compains et Brion, poursuivi pour dettes, est contraint de vendre certaines de ses terres de Compains et des paroisses environnantes. A cette occasion, on découvre plusieurs noms de lieux dont la forme a peu évolué – ou même n’a pas changé –  depuis le XIVe siècle : Compains (Compens), Chalmienne (Chaumiane), Chambedaze, Grolier (le Grosleix), Modenas (Moudeyre), Gonfaudes (Grafaudeix), Espinat, Redondel.

Sources

IGN, Carte Monts du Cézallier, 1:25 000.

Carte de Cassini (vers 1760).

Cadastre « napoléonien » de Compains (1828) et des communes environnantes.

Chambon (J.P.)

Dauzat (A), Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, 1989, 2è éd. complétée par Ch. Rostaing

Gaffiot (F), Dictionnaire illustré latin-français.

La Curène de Sainte Palaye, Dictionnaire de l’ancien langage français, t.9, lettres R à S (1881)

Levet (J.-P.), Hydronymie et langues préhistoriques. Hydronymie française préceltique, Tôzai, n°7, 2002, p. 144.

Littré (1876)

Longnon (Auguste), Les noms de lieux de la France. Leur origine, leur signification, leurs transformations, 2 vol., réimpr. 1968.

Miraud (C.), Entre Dordogne et Rhue. Dictionnaire étymologique des lieux-dits de vingt six communes du Puy-de-Dôme et du Cantal, éd. Association patrimoine et culture de La Tour d’Auvergne, 2004.

Reichel (K.-H.), Dictionnaire Auvergnat-Français, 2005

Sève (Roger), Notes d’onomastique : gaz, gazelle, gazeau, Société d’émulation du Bourbonnais, 1951-1953, p. 382.

Cassagne (J.-M.), Korsak (M.), Les noms de lieux du Puy-de-Dôme, 2006, 352 p.

Revue Biza Neira : Bonnaud (P.), Reichel (K.-H.)

9 commentaires sur “– Toponymie-Hydronymie”

  1. Viviane BROQUERIE Says:

    Très intéressante cette page de toponymie.
    Aujourd’hui mardi, je vais recevoir tous les clubs du canton de Besse; c’est une réunion organisée par le SIVOM et ce sera l’occasion pour moi, de réaliser une affiche en A4, pour informer de votre site à visiter absolument;

    Encore bravo!
    Viviane

  2. henry MORIN Says:

    tres interessant site à conseiller

  3. bayol Says:

    Les Règes ? Jusqu’à maintenant je pensais aux rases ,aux petits ruisseaux les rases.

  4. Rouxl Says:

    Les Reges Les radzes ,les rases …la flotte???partout!

  5. MORIN Says:

    Ah, si chaque site de village, était fait avec autant de qualités. Quand on apprend que ses ancêtres sont originaires de Compains et Ardes c’est une joie de tomber en extase devant ce travail. Tous les noms cités rejaillissent sur mon arbre.Il ne me reste plus qu’a réver et que les auteurs se penchent sur le berceau du nom MORIN, qui visiblement est omni-présent à Compains, Ardes,etc .MORIN Nabeyrat,de Chamrousse,de Letz,de Layras,Et les Maurin Ier,2éme,3éme Barons d auvergne de Brehon , avec les Montmorin…Tous de Compains.. et.Brion Les Morin mariés avec les tartiere,eschavidre,andraud,Verdier,Champeix Serre Admirat….L’étude d’une famille qui en interessera beaucoup..Revons…

  6. Jean Luc LANEZ Says:

    Je rejoins M. MORIN, ce site est un petit joyau. Je descend des VERDIER, LAGEIX, DESSERRE, RAYNAUD et autres ECHAVIDRE par Louis VERDIER qu’on retrouve à Paris au 19è siècle, dont une fille sera l’épouse de mon arrière grand-père maternel dans l’Aisne (02). J’étais très loin de penser que j’avais une lignée auvergnate et je poursuis mes recherches avec passion. Je remercie l’auteur de ce site grâce auquel j’ai pu trouver tant de riches informations

  7. MOULY Robert Says:

    Bon travail dans l’ensemble

    Cependant: Grolieix; Montagne de Compains,rattachée à Egliseneuve après la révolution, vient du patois « graoul »,les corbeaux.
    Les Angles, vient de la présence de déserteus anglais.
    Le puy de la vaisse appelé ainsi peut se rapporter aux noisetiers, mais je pencherai plutôt pour la source,en Limousin le plateau de « Mille vaches »
    dans le mot Vassivière, on retrouve bien le mot « vasssade ».
    Le mot Seraillade = seigneuriale (vous en avez une au bout de la levade au dessus de la place d’Egliseneuve. Cordialement R,Mouly

  8. barbat Says:

    j’aipassé l’après midi de dimanche à visiter ce site je me suis régalée et mes félicitations s’adressent à tous ceux qui en sont les auteurs l histoire vécue ainsi est plus interessante que dans les livres d’histoire

  9. Sarrot Jacques Says:

    c est avec beaucoup d’émotions que je fis connaissance de ce Travail présenté ainsi.Je ne tiens pas à allonger tous les descendants, mais, tous ceux sités, font partis de la cousinade.
    Magnifique travail.
    MERCI envers l’auteur.

    JS. ou : Eques a Justicia

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