Compains

Histoire d'un village du Cézallier

– Le Ronzier-Vaisse

A l’est du Puy de la Vaisse (1359 mètres), sur un replat de la Montagne du Ronzier (1243 m.) qui longe du bois du Ronzier on découvre la trace de nombreuses constructions d’aspect plus ou moins rectangulaire et dont aucune n’est restée en élévation. Seules sont encore inscrites dans les herbages des concavités parfois cernées de bourrelets qui marquent les limites des murs de ces anciens bâtiments.

La montagne du Ronzier fit peut-être partie au Moyen Âge de la seigneurie d’Escouailloux, tenue en haute justice en 1354 par le chevalier Bernard Ronat vassal du dauphin d’Auvergne. A l’Epoque Moderne, la Montagne du Ronzier semble cependant n’avoir jamais été un communal d’Escouailloux dont le communal évoqué depuis le XVIIe siècle est la Montagne de la Chaumoune.

Ronzier-Vaisse – Cavité laissée par un bâtiment de l’ancien village


Un texte de 1779 évoque les “anciens vestiges des bâtiments du village de la vaisse”, situés “a l’aspect de jour” (à l’est) du Puy de la Vaisse. Un village avait donc existé anciennement au Ronzier, entre La Gardette et le Puy de la Vaisse et ce village, selon les habitants, se retrouvait ruiné depuis longtemps en 1779. Sur les éléments cartographiques dont nous disposons, la carte de Cassini réalisée à la même époque n’indique à cet endroit qu’une “Vacherie”, comme le cadastre de 1828 qui ne signale lui aussi que des burons au pied de la Montagne de la Vaisse.

Dans l’attente de textes plus explicites, on peut dire en guise de conclusion provisoire, que les ruines que nous découvrons aujourd’hui enfouies dans la Montagne de la Ronzière étaient considérées en 1779 comme les restes d’un village abandonné depuis bien longtemps. Quand on voulut transformer Le Ronzier en montagne d’estive, il suffit de réutiliser les pierres de l’ancien village pour édifier des burons. Contrairement à ceux d’Escoufort, ces burons ne semblent pas avoir surmonté une cave.

Ronzier-Vaisse – Cavité laissée par un ancien bâtiment

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