Les SOUCHET seigneurs de Brion (1411- v. 1525-1530)
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Le siècle des Souchet à Compains
(1411 – v. 1525-30)
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A l’extrême fin du XIVe siècle l’amorce d’un redressement économique se profile en Auvergne. Comme nombre de villages mal protégés qui ont vu se disperser ou s’éteindre environ 50% de leur population, la paroisse de Compains a été ébranlée par la guerre et peut être même par la peste. Après l’occupation du château de Brion par les routiers vers 1375, on peut penser que, désertée par nombre de ses habitants, la seigneurie devenue baronnie de Brion après avoir été donnée à Imbaud du Peschin a perdu une grande partie de sa valeur. Un bourgeois clermontois va cependant acheter Brion en 1411 à Jeanne du Peschin, confirmant la tendance à l’implantation dans les montagnes de propriétaires forains d’origine roturière anoblie déjà constatée au temps des Bréon avec les Balbet.
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Jeanne du Peschin-Giac vend la seigneurie de Brion à Etienne Souchet
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On a vu que Jeanne du Peschin et son fils Pierre de Giac manquant d’argent après la disparition de Louis de Giac, leur mari et père, après avoir hypothéqué la seigneurie de Brion, avaient dû se résoudre à vendre « les chastel, terre, baronnie et mandement de breon avec ses appartenances » à Étienne Souchet, un bourgeois clermontois anobli (voir le chapitre consacré aux Peschin-Giac). Pendant la centaine d’années durant laquelle les descendants d’Étienne Souchet resteront seigneurs de Brion, cet achat se révèlera pour eux source de nombreux déboires.
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Des bourgeois clermontois anoblis dans les montagnes
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- Après les Balbet, les Souchet
Au temps de Maurin III de Bréon, on avait déjà pu observer avec les Balbet la tendance à l’implantation dans les montagnes d’une nouvelle catégorie de propriétaires fonciers issus de la bourgeoisie nouvellement anoblie. Guillaume Balbet, tirant parti des embarras financiers de Maurin de Bréon, avait profité des circonstances en achetant à Compains le Joran et, dans la paroisse de Saint-Anastaise, la seigneurie de Largelier. Ce mouvement se poursuivit à Compains après la fin de la guerre de Cent Ans quand le riche drapier clermontois anobli Étienne Souchet acheta en 1411 la seigneurie de Brion tenue par Jeanne du Peschin. Nous le nommerons Étienne Ier Souchet pour le distinguer de ses descendants homonymes.
Brion restera plus d’un siècle entre les mains de cette famille aisée de Clermont qui voisinera à Compains avec la seigneurie des Saint-Nectaire et ses dépendances, Marsol, Escoufort et Jansenet. Mort peu après son achat, Étienne Souchet n’eut pas le temps de réaliser que cette acquisition allait plonger sa veuve et ses descendants dans une véritable épreuve de force avec Béraud III de Mercoeur, Dauphin d’Auvergne, suzerain des seigneurs de Brion.
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- Etienne Ier Souchet achète la seigneurie de Brion
Étienne Ier Souchet avait épousé Lucie de Saint-Quintin, issue d’une ancienne famille noble d’Auvergne. Riche marchand drapier récemment anobli dans les dix dernières années du XIVe siècle, Étienne Ier Souchet faisait partie des élus de Clermont. Après une émeute ourdie avant 1250 contre l’évêque de Clermont seigneur de la ville, les habitants n’avaient pu tenir des assemblées sans l’accord du prélat jusqu’à ce que Charles V octroie à la fin du XIVe siècle aux clermontois le droit d’élire leurs représentants. Étienne Souchet profita de cette mesure et fut élu de Clermont en 1392, suivi en 1405 par son frère Guillaume.
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D’azur à la croix d’or chargée d’une croix de gueules (rouge) cantonnée de quatre fleurs de lys aussi d’or
La présence de la croix sur les armoiries de Clermont serait un rappel de la première croisade lancée en 1095 depuis Clermont par le pape Urbain II.
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Membre de l’oligarchie clermontoise, Étienne avait obtenu des lettres d’anoblissement, « nobilitatio Stephani Socheti, Jacobitae uxoris et prolis », pour lui, son épouse et ses descendants. Étienne Ier n’aura guère le temps de profiter de la seigneurie de Brion à lui vendue pour un montant de 1796 livres tournois en 1411 par Jeanne du Peschin et son fils Pierre de Giac. Il testera le 11 avril 1411 en faveur de son fils homonyme Étienne II Souchet, son héritier universel encore sous la tutelle de sa mère. Mort peu après, Étienne Ier ne vit pas les relations se compliquer entre sa famille et le Dauphin d’Auvergne.
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- Le retrait féodal de Béraud de Mercœur, Dauphin d’Auvergne
La seigneurie de Brion était un fief placé dans la dépendance du Dauphin d’Auvergne depuis au moins les premières décennies du XIIIe siècle. Selon la coutume d’Auvergne, Jeanne du Peschin ne pouvait transmettre la propriété de son fief à un acquéreur sans que s’accomplisse la formalité de l’investiture. Ce n’était pas le vassal vendeur – Jeanne du Peschin – mais le suzerain lui-même qui devait transmettre le fief mouvant de lui à l’acheteur. Noble chevalier ou damoiseau issus depuis des siècles d’un lignage honorablement connu – du moins la plupart du temps – tel était pour Béraud de Mercoeur le profil du seigneur auvergnat qu’il consentait à avoir pour vassal. Autant dire qu’Étienne Souchet n’avait aucune des caractéristiques du détenteur de fief admissible par le dauphin. Membre de la haute bourgeoisie clermontoise, c’était un anobli de fraiche date puisque Étienne Ier Souchet n’avait obtenu ses lettres d’anoblissement que dans les dix dernières années du XIVe siècle. Il habitait dans le quartier de Notre-Dame-du-Port un hôtel estimé à 1500 livres en un temps où les vieilles familles nobles des montagnes comme les Bréon devaient vendre leur demeure clermontoise pour faire face à leur endettement. Mais surtout, ses détracteurs le soupçonnaient ouvertement d’avoir pratiqué l’usure, « famosus de usuris, vel quasi ». La réputation d’Étienne Souchet était donc entachée du soupçon d’avoir prêté de l’argent à un taux supérieur à ce qu’autorisaient la coutume et la loi.
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Consignation du prix de la seigneurie de Brion par Béraud dauphin (1419)
B.P.C.F. Ms 1100
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Médisance ou réalité, avoir un vassal réputé usurier et qui plus est profiteur des difficultés financières de Jeanne du Peschin ne pouvait convenir à Béraud de Mercœur et venait troubler sa suzeraineté. Souchet était un vassal inacceptable pour Mercœur qui refusa de lui donner l’investiture et décida d’exercer le droit de retrait féodal qu’autorisait la coutume d’Auvergne. Il suffirait à Béraud de retirer de la vente ce bien et de rembourser à Étienne Souchet « le prix principal avec les loyaux coutemens dedans le temps de trois mois » et les choses rentreraient dans l’ordre. Dédaignés par le Dauphin en raison de leur basse extraction, les Souchet n’auraient été lésés que dans leur amour-propre.
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- Les Souchet résistent et gagnent
Étienne II Souchet épousa Jamette de Nesson, issue elle aussi d’une riche famille clermontoise anoblie. Devenue veuve, Jamette de Nesson était en 1424 « baillistre » (tutrice) de son fils, Étienne III Souchet. Signe des temps, manifestation sans doute aussi de leur puissance économique et de leur influence au sein de la communauté clermontoise, Jamette de Nesson, son gendre Jean de Lacmeulh, lui-même petit-fils d’un bourgeois clermontois anobli et sa femme Anthonie Souchette refusèrent le remboursement proposé par Béraud. La bataille juridique s’engagea et le montant de la vente se retrouva consigné en 1419 entre les mains de la juridiction temporelle épiscopale. Quant à la suite du conflit, elle reste pour l’heure obscure, mais sans doute est-ce la mort de Béraud, assassiné en 1426, qui mit fin à ses prétentions de suzerain attaché à maintenir la tradition féodale. Louis de Bourbon, successeur de Béraud, se montrera moins sourcilleux puisqu’après des procès, les Souchet pourront conserver la seigneurie de Brion plus d’une centaine d’année, mais non sans mécomptes, on va le voir.
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- Étienne III Souchet, seigneur d’« une seigneurie de grand renom et de peu de valeur »
Seigneur haut justicier à Brion, Étienne III dans un dénombrement de 1437 pour son « chastel de Breon » situé « en la paroisse de Compaign », rendait hommage au comte de Montpensier, Louis, duc de Bourbon, époux de Jeanne dauphine d’Auvergne, fille de Béraud de Mercœur. Étienne II ne fut jamais fait chevalier alors même que l’ancienne noblesse rencontrait de plus en plus de difficultés pour faire face aux frais très onéreux de l’adoubement, pratique qui se raréfiait alors même que se maintenait la cérémonie de l’hommage. Étienne touchait les « cens, rentes et tailhes » et bénéficiait des « manoeuvres, charrois, estans [étangs], garennes, bois, pasquiers, tenemens et pertinences mouvant en fief de mondit seigneur » à Compains.
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- Difficultés financières des Souchet
Alors que les revenus de la seigneurie montaient en 1437 à 200 livres, une somme élevée à cette date, Étienne III déplorait être surchargé d’impôts et s’estimait trop pressuré au rôle de 1460, année où on le voit taxé au ban d’un homme d’armes et trois chevaux. Gentilhomme de fraiche date, Étienne Souchet faisait là l’expérience des charges qui pèsent sur un châtelain. La seigneurie de Brion, selon Étienne III, n’était pas seulement d’un médiocre rapport, elle coûtait fort cher déclarait-il aux collecteurs d’impôts quand il évoquait Brion, « une seigneurie de grand renom et de peu de valeur », couteuse en frais d’officiers, voyages, ban et arrière-ban, qu’il faut entretenir et dont il faut assurer la sécurité. Sans doute est-ce là une allusion à la sécurité des foires qui incombait au seigneur. On voit ici se dessiner en filigrane la pitoyable situation qui devait être celle des paysans de Compains. Si la seigneurie rapportait peu au seigneur, que pouvaient rapporter leurs petits biens aux paysans ?
En outre, continuait Souchet, la terre de Brion lui a mis sur les bras trois procès au parlement alors que ses enfants lui coûtent cher : son fils ainé est au service du roi [militaire] et il n’a pu payer encore les 300 écus qu’on lui réclame, les dîmes encaissées par son cadet ne rapportent rien et il a deux filles à marier. Habitués aux plaintes des contribuables, les collecteurs de l’impôt se montraient peu sensibles aux doléances d’Étienne, arguant qu’il fallait d’abord se soucier des vrais pauvres « avant de dégrever le baron de Brion qui peut attendre et verra des jours meilleurs ».
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Les Souchet et l’Église
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- Membres de la confrérie du Saint-Esprit
Les Souchet, nouveaux seigneurs de Brion, avaient leurs œuvres pies et exerçaient des actions caritatives. Signe de notoriété, ils étaient membres de confréries contrôlées par les grandes familles dirigeantes qui exerçaient pour la plupart à Clermont des actions charitables et hospitalières. Etienne Ier Souchet avait été nommé en 1380 bayle assermenté de la confrérie du Saint-Esprit dans la paroisse de Notre-Dame-du-Port où il habitait. Aidée par les habitants, cette confrérie faisait des aumônes et distribuait de la nourriture aux pauvres.
- Des enfants ecclésiastiques
Pour les familles, qu’elles soient bourgeoises urbaines ou bourgeoises rurales, l’entrée dans la cléricature était un marqueur d’ascension sociale, comme l’était devenu l’achat d’une seigneurie après un anoblissement. Les Souchet placèrent en religion plusieurs de leurs enfants : Guillaume Souchet fut chanoine de Clermont (1494-1497), son frère Étienne IV fut prieur de Beauvoir.
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- Fondateurs de vicairies et constructeurs d’édifices religieux
♦ A Clermont : fondation d’une chapelle et de vicairies à Notre-Dame-du-Port
La construction d’édifices religieux faisait également partie du rayonnement d’une famille fortunée. Quand, pour complaire aux riches familles qui souhaitaient être enterrées à Notre Dame du Port le chapitre autorisa la construction de chapelles, Étienne III Souchet y fit construire vers 1450 la chapelle Sainte Marthe où il fonda la vicairie dite des Souchet dont le prêtre Pierre Espedon, chorier et sous-chantre de Notre Dame du Port, était vicaire en 1455.
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Clermont-Ferrand, église Notre Dame du Port, blason des Souchet
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La chapelle Sainte-Marthe s’ouvrait dans le mur latéral sud de Notre Dame du Port. Aujourd’hui détruite, on trouve à son emplacement les armoiries des Souchet, un écu à trois couronnes de fleurs, sculpté sur le tympan de la petite porte située au sud-ouest de l’église, qui donnait autrefois accès à la chapelle.
Antoine Souchet, dit écuyer et « seigneur en partie de Brion » qu’il tenait en coseigneurie avec ses frères, fonda à son tour par testament le 16 juillet 1519 une vicairie dans la chapelle Sainte-Marthe en 1519. Après l’extinction de la famille au début du XVIIe siècle, Anthoine Tailhandier était vicaire de cette vicairie qu’on continuait de nommer des Souchet, selon le patronyme de l’ancien fondateur
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Tourelle au pied du clocher de l’église Saint-Georges
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♦ A Compains : la construction de la tour d’escalier qui conduit au clocher
Au bourg de Compains, une tourelle d’escalier éclairée de trois petites fenêtres flanque le transept sud de l’église Saint-Georges pour donner accès au clocher. Datée du XVe siècle par les Monuments historiques, soit deux siècles après la reconstruction de l’église dans le style gothique transition, elle est construite sans grand souci du bâti préexistant puisqu’elle obstrue en partie une verrière de la nef qui ne diffuse de ce fait que chichement la lumière. Ce choix architectural nous renseigne et nous intrigue à la fois. Il nous renseigne sur le bon état général de l’église puisqu’au lieu de financer la rénovation du bâtiment on choisit de financer l’ajout d’une tourelle. Mais il intrigue également puisque nos sources ne renseignent pas de qui provinrent les libéralités qui permirent de financer cet ajout.
Jeanne du Peschin-Giac, gênée par les séquelles de la guerre, puis empêtrée dans ses dettes, n’eut vraisemblablement pas les moyens d’ajouter à l’église cette tour onéreuse à construire. Mort en 1411, l’année même où il acheta la seigneurie de Brion, Étienne Ier Souchet peut être mis hors de cause. déjà Dans une famille déjà investie par ailleurs dans des constructions religieuse, l’hypothèse de l’un de ses descendants finançant cet ornement semble la plus probable quoique pour l’heure aucune de nos sources ne vienne le confirmer. Une famille d’anoblis récents qu’on a vu alliée aux Souchet, les Nesson, faisait de son côté construire à Aigueperse une tour octogonale à trois étages qu’on nomma la tour des Nesson.
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Nouvelles difficultés des derniers Souchet
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- Servir à l’armée

La brigandine était une cote de maille formée de plaques rivées sur cuir ou sur tissu que portaient les gens de guerre qui combattaient à pied.
Après la reprise des hostilités entre Louis XI et le duc de Bourgogne en 1465, chacun dut contribuer à l’effort de guerre. Des commissaires furent chargés de fixer le nombre et l’espèce d’hommes de guerre à fournir au roi. A cause de sa seigneurie de Brion et pour participer au financement du conflit, Etienne Souchet fut à nouveau taxé au ban de 1466 à un homme d’armes et trois chevaux. Lors de l’établissement du ban de 1488, trois frères Souchet, Michel, Étienne et Antoine, coseigneurs de Brion, sont rangés parmi les gentilshommes qui doivent servir le roi avec deux brigandiniers en équipement d’archer.
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- Une coseigneurie peu productive
Les Souchet se partageaient les revenus de Brion en coseigneurie ce qui laissait sans doute peu à chacun. A la fin du XIVe siècle, Étienne, parlant pour lui et ses frères Michel et Antoine, tous dits seigneurs de Brion, affirme sous serment n’obtenir que 60 livres de rente de la seigneurie de Brion, un revenu peut-être minimisé, en tous cas bien inférieur aux 200 livres déclarées en 1437. Il est vraisemblable cependant que le terrible hiver 1480-1481, « le plus froid hiver qu’il fit depuis 50 ans », ait lourdement pesé sur les paysans comme sur les revenus de la seigneurie. On vit alors flamber les prix du blé « tellement que le pouvre peuple crioit a la faim et quand on en trouvoit il etoit a si haut prix qu’un homme en eut été distrait ». Un siècle plus tôt, alors qu’en 1347 la guerre de Cent Ans n’avait pas encore commencé à impacter l’Auvergne, beaucoup de nobles des « montagnes occidentales » déclaraient moins de dix livres de revenu (Pierre Charbonnier). A la fin du XVe siècle la fourchette s’établissait entre deux et cent livres. Sous estimées ou non, les soixante livres de revenu de la seigneurie de Brion situent donc son rapport dans la bonne moyenne des déclarations.
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- Des héritages morcelés
En 1500, la mère de Guillaume, Étienne, Michel et Antoine Souchet, qui tous quatre se partagent la seigneurie de Brion, testa au bénéfice de ses enfants. En 1503, Étienne (IV ?) Souchet, sieur de Brion, est présent au ban comme son frère « sieur en partie de Brion ». Coseigneur de Brion en 1519, « noble homme » Antoine Souchet, écuyer, lui aussi « seigneur en partie de Brion » teste à son tour en présence de nombreux prêtres choriers de la collégiale Saint-Genès de Clermont. Ses héritiers universels sont ses nombreux neveux et nièces. Étienne et Blaise Souchet reçoivent la moitié de ses biens, Michel, Charles, Jacques Souchet et leurs sœurs reçoivent l’autre moitié. Suit une clause où, comme on l’a vu, il fonde une vicairie perpétuelle en l’église Notre-Dame-du-Port.
En 1523, Brion appartient encore à trois des fils de Michel Souchet : Michel, écuyer, et ses frères Étienne IV et Antoine qui apparaissent dans le rôle de ban des nobles du duché d’Auvergne qui prêtent fidélité à François Ier après la trahison du connétable de Bourbon (Voir le chapitre Compains aux XVe-XVIe siècles). Ils font partie des 365 nobles auvergnats sur 406 qui firent serment de fidélité au roi. A cette occasion, Étienne et Antoine sont dits sires de Brion, Michel est dit « sire en partie ».
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La fin des Souchet à Compains
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- Vente de Chandelière à Robert de Balzac
Les jérémiades des Souchet n’étaient probablement pas sans fondement. Étienne Souchet III et ses trois frères, coseigneurs de Brion étaient probablement plongés dans des difficultés financières quand ils décidèrent de se dessaisir d’une portion de la seigneurie de Brion, la terre de Chandelière, pour la vendre à Robert de Balzac d’Entrague (L’Entraigues, au sud-ouest de la paroisse de Compains). La seigneurie de Brion se trouvait ainsi amputée de l’un de ses villages.
Originaire du brivadois, Robert de Balzac (1440-1503) était un homme de guerre et un écrivain proche du roi de France. Devenu baron d’Entraigues au sud-ouest de la paroisse de Compains, c’est sans doute cette proximité qui l’incita à acheter à Compains la terre de Chandelière dont il dota les chanoines de Saint-Chamant, paroisse de l’actuel Cantal où il avait fondé un chapitre et fait construire une collégiale où on l’enterra en 1503.
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- Vente de la seigneurie de Brion à François de Montmorin-Saint-Hérem (vers 1530)
En 1529, Étienne (IV ?) Souchet vendit les péages des foires de Brion. Une source retrouvée dans un inventaire du XVIIIe siècle rapporte que « noble homme Étienne Souchet » revendit le 15 décembre 1529 les droits de péage et leydes qui se percevaient aux foires de Brion à noble Robert de la Barre. Les Souchet renoncent à leur seigneurie de Brion. Michel Souchet et ses frères Étienne et Antoine vendent Brion à François de Montmorin-Saint-Hérem vers 1530. Cette vente actait la fin du siècle des Souchet à Brion et le retour de la seigneurie de Brion pour plus d’un siècle entre les mains d’une très ancienne famille d’Auvergne.
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A SUIVRE
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Un commentaire sur “Les SOUCHET seigneurs de Brion (1411- v. 1525-1530)”
Nous venons de situer la Pierre Saraillade mais sommes toujours à la requête d’informations la concernant. Merci. MPG
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