Compains

Histoire d'un village du Cézallier

– Toponymie – Hydronymie

.

.

 

       Mieux comprendre les noms de lieux dont le sens caché nous échappe habituellement est l’objectif de ce chapitre. Reflets de la vie qui un jour a surgi à Compains, s’y est installée et y a prospéré, les toponymes de la commune évoquent la nature du terrain (Barbesèche, Malsagne), les cultures pratiquées (Cézalier), le patronyme des habitants (Marsol, Groslier, Chandelière, Roche Garnaud) ou la topographie (Brion, les Costes). Chacun d’eux, mis en relation avec l’histoire de la paroisse, puis de la commune, peut éclairer le passé des compainteyres.

C’est plus d’une centaine de lieux-dits et de micro-toponymes que nous évoquons ci-dessous, considérés dans l’ancien périmètre de la seigneurie de Brion et dans les limites de Compains sous l’Ancien Régime. Cette recherche sera complétée ultérieurement avec les microtoponymes de la matrice du cadastre de 1828. Une bibliographie figure à la fin de ce chapitre.

.

TYPOLOGIE SOMMAIRE

      A Compains, les toponymes sont fortement influencés par les formes d’un relief tourmenté à souhait qui a généré de nombreux noms de lieux liés au volcanisme, à la géologie ou à l’eau. Qu’ils soient proéminents ou en creux, les lieux-dits les Costes, le Cros, la Planète, la Plaine, la Motte, la Combe, le Cheix, les Chirouzes, le Teston ou le Suc, nous remémorent qu’ici  volcans et glaciers se sont succédé pour labourer le territoire.

  • Le volcanisme se révèle par une dizaine de Puys dont la plupart atteignent 1300 mètres. Le plus récent, le Montcineyre (mot composé pour Mont des cendres) est prolongé sur son flanc sud par une cheire, (coulée de lave en Auvergnat), sur laquelle sont construit le bourg et les villages de la Ronzière et Belleguette. D’autres volcans sont âgés de millions d’années comme le Cocudoux ou le Teston du Joran. Ces vieux volcans aux sommets rabotés voisinent avec la Motte de Brion qui émerge d’une vallée dégagée par les glaciers.
  • L’eau partout présente est tranquille quand, rassemblant des ruisseaux épars, elle coule en fond de vallée comme la Couze (eau), le ruisseau dit l’Eau derrière ou même comme les sources de Fontpiroux (forme dialectale qui allie la source à la pierre) ou des Fontlonges. L’eau sait aussi être tumultueuse avec le torrentueux ruisseau de Clamouze (ruisseau des clameurs, possible lisière de la seigneurie des Bréon au Moyen Âge) ou la Gazelle (le gué) qui cavalcade à l’est du Montcineyre. Prolongeant L’eau derrière à l’est, le ruisseau de Sault a creusé une gorge boisée et se faufile en cascadant dans un défilé mystérieux, à l’écart de toute vie.
  • Vu sous l’angle de la défense du territoire, le relief a donné Brion (la hauteur fortifiée), La Garde et La Gardette, mais aussi la Roche, siège vraisemblable d’un manoir défensif au Moyen Âge, Belleguette près du village du même nom et Beauregard, des hauteurs d’où on pouvait surveiller les alentours.

      La rudesse du pays est dévoilée à de multiples reprises par de nombreux noms de lieux : Barbesèche (un lieu où les razes sont insuffisantes pour alimenter les herbages), la Chau (espace pierreux), Malsagne (terrain marécageux), le Cheix (sommet pierreux), Chavade (lieu chauve, déboisé), Espinat, La Ronzière…

     La végétation a influencé de nombreux toponymes : Graffaudeix (le houx), le Joran (lieu boisé), la Fage (le hêtre), la Ronzière (les ronces), la Taillade (les taillis), Veisselier (de la vesce, une plante fourragère), la Vaisse (le noisetier).

      Les productions locales et l’activité économique, sont révélées par le nom même de Cézalier, évocateur d’une terre seiglière, ou encore près de Marsol par celui de Chavade, terme dont l’une des acceptions évoque l’avoine qu’on sait produite près de ce village au XVIIe siècle. On n’oubliera pas non plus que la Pierre Saraillade, qui balisait un chemin qui conduisait aux foires de Brion. La trace des bâtiments agricoles dispersés au plus près des bêtes est omniprésente avec les bordes qui ont laissé leur nom au lac du même nom, les grangeounes, ou les cabanes de chabaniol.

         La surveillance du territoire – On sait que les limites des seigneuries ne correspondaient pas aux limites des paroisses. Plusieurs toponymes désignent des lieux – souvent placés en limite de la seigneurie de Brion – associés à des lieux défensifs : Beauregard, Belleguette, La Garde, La Gardette dans la paroisse de Compains, mais aussi au Valbeleix Les Chasteloux de la Chavade, La Tourette et sa motte féodale qui surplombe La Valette et La Garde qui surveillait le fond de la vallée. A Saint-Anastaise c’est Le Terme, indice qu’on trouvait là une limite entre des territoires.

      Les cultes anciens sont évoqués – semble-t-il – plus rarement. En lisière sud-ouest de la commune et à l’écart de toute voie de communication importante, le Puy du Luguet (1143 m.) près de la Montagne d’Espinat vient évoquer l’existence d’un sanctuaire rural très ancien dédié à Lug, dieu celte des forêts qu’on associait à Mercure, révéré sur les hauteurs (Puy-de-Dôme). Un tel indice de l’ancienneté de l’implantation humaine en zone de montagne a également été retrouvé à Anzat-le-Luguet.

       Enfin, dans l’environnement immédiat de Compains quelques noms de lieux induisent la présence au Moyen Âge d’animaux communs dans les montagnes de la région : face au château de Brion mais dans la commune de Saint-Alyre-ès-Montagne le hameau de La Volpilière révèle la tanière de renards, comme le bois et le ruisseau de Roche Ursine (terrier S.A.E.M. 1724) ou le village d’Oursière à Saint-Pierre Colamine évoquent l’ancienne présence des ours qui disparurent de la région au fil du Moyen âge. Plus loin, vers le couchant, le nom même de l’Artense est réputé désigner “le pays des ours”. On n’oubliera pas le loup, absent des noms de lieux-dits à Compains, mais présent à La Godivelle aux Loubeyres et au Pré du loup. On trouvait à Egliseneuve d’Entraigues “le creux du loup” et la “loubaneyre”, la tanière du loup. Et certains n’affirment-t-ils pas que le Valbeleix serait la vallée des loups ?

.

STABILITE des NOMS de LIEUX

     L’existence de plusieurs hameaux de Compains est corroborée par des textes du XIVe siècle. En 1349 Maurin de Bréon, seigneur de Compains et Brion, poursuivi pour dettes, est contraint de vendre certaines de ses terres situées à Compains et dans les paroisses environnantes. A cette occasion, on découvre plusieurs noms de lieux dont la forme a peu évolué ou même est restée pour certains inchangée depuis le XIVe siècle : Compens (Compains), Chalmienne (Chaumiane), Chambedaze, Grolier (le Grosleix), Modenas (Moudeyre), Gonfaudes (Graffaudeix), Espinat, Redondel.

Les sources consultées sont placées à la fin de ce chapitre.

.

Classement alphabétique

Arbre – Le mot arbre désigne un lieu caractérisé par la présence d’un seul arbre, peut-être un très vieil arbre ? A Compains, le cadastre (1828) indique un pré de l’arbre au hameau de Marsol. Un autre pré de l’arbre se trouve au nord-est du Lac des Bordes, tandis qu’un dernier est visible à Roche, au pied du Rocher de Labro.

Artense – L’ouest de la commune de Compains, au-delà des ruisseaux de Groleix et de Clamousse, frôle l’Artense, tenue au Moyen Âge, comme la paroisse de Besse, par la maison de La Tour. La limite occidentale de la seigneurie de Brion atteignait le ruisseau de Groleix. La Montagne de Cisterne, dans l’Entraigue des ruisseaux de Groleix et de Clamousse, relevait des Chaslus au XIIIe siècle. L’endroit était surveillé au lieu-dit La Garde de Cisterne.

Artoux (cirque d’) – Dans la commune de Saint-Alyre-ès-Montagne, le cirque et le hameau d’Artoux tireraient leur nom de celui de l’ours (artos, nom celtique de l’ours).

Aigua – Ruisseau, rivière. Près de Brion, ruisseau de l’aiga (cadastre 1828), dit aussi parfois de longua.

Aigavers – Ligne de partage des eaux.

Barba – Bois d’aulnes. A Compains, au bord de la Couze le Moulin de Barba.

Barbesèche – Au sud du bourg de Compains, la Montagne de Barbesèche porte un nom évocateur des herbages qui y croissent.

Beauregard – Dérive de garder, issu du francique wardon, veiller ; en anglais to ward = protéger. Le terme regard désigne un lieu d’où l’on peut surveiller, un poste d’observation établi en un lieu élevé [C.N.T.R.L.]. Beau désigne un lieu d’où la vue étendue permet de voir approcher les ennemis. Ce mot composé indique donc une hauteur d’où on guette, d’où on peut embrasser un vaste panorama et donc surveiller une vaste étendue.

Le site du buron de Beauregard tel qu’on peut le voir aujourd’hui à 1180 mètres d’altitude correspond bien à une telle interprétation. Au nord de la seigneurie de Brion, Beauregard proche de Roche, a pu accueillir au XIIIe siècle la maison forte des seigneurs de Largelier, dits dans les textes médiévaux “alias de Roche”, vassaux des Bréon. De ce poste d’observation proche de la falaise du Rocher de Labro, on surveillait le chemin qui conduisait du bourg de Compains à Besse.

On trouve trois lieux-dits Beauregard à Compains. Celui qu’on trouve à La Meyrand (Roche-Charles-La Meyrand), correspond à l’ancienne extrémité est de la seigneurie de Brion.

Belleguette – Comme Beauregard, Belleguette était un lieu depuis lequel on pouvait surveiller – guetter – les environs et prévenir de la survenue de bandes hostiles. Belleguette-Haut était l’un des points de Compains où une garde devait être assurée, au même titre qu’aux lieux dits La Garde (attesté en 1325) au sud-ouest du château de Brion ou La Gardette qui relevait de la petite seigneurie d’Escouailloux. On trouve à Belleguette-Haut un village  ruiné flanqué d’une motte féodale aujourd’hui colonisés par les bois.

Besse – D’origine gauloise, le terme désigne un peuplement de bouleaux et, par conséquence, les constructions établies après son défrichement.

Blatte – Terre à seigle

BordeBorderie – Petite ferme paysanne. A Compains, le lac des Bordes. Terme fréquent dans l’ouest de l’Auvergne pour désigner une petite exploitation rurale. Selon Pierre Bonnaud, la notion remonterait au Haut Moyen âge. On distingue la buoria (borie), grande ferme où on élève des bovins et la borda, plus proche de la fermette.

Bost – Du bas latin boscus, bois dégradé par les essarts, espace forestier. Bostbeleix – Nom qui fut un temps donné au bourg du village du Valbeleix.

Brion, Bréon – Ce toponyme d’origine gauloise désigne un lieu et en précise l’usage. Briga, qui désignait une hauteur, évolua pour désigner un lieu élevé portant un point défensif, puis une fortification :  Se briga : se mettre à l’abri (selon Karl-Heinz Reichel). Le nom du lieu fournit son nom à la famille éponyme de Bréon et au village de Brion qui se constitua près de la butte avec des paysans venus des environs pour travailler les terres du seigneur.

Tenant une seigneurie et un château perché sur une hauteur, une famille de Bréon apparait en Vivarais en 1053, puis dans la région d’Issoire en 1199. A Compains, la forteresse de Brion est vassalisée par le dauphin en 1222. Reflet de l’orthographe fluctuante des textes latins du XIIIe et du XIVe siècle, les seigneurs de Bréon sont dits au Moyen Âge, de Breon, de Breo ou plus rarement de Breonne. Dans notre recherche, nous utilisons le patronyme Bréon pour désigner les seigneurs et le toponyme Brion pour nommer le village.

Bro – Fossé, ravin ; à Compains le Rocher de Labro est situé près de Roche.

Chabagnol – Situé sur la portion du territoire de la paroisse de Compains perdue à la Révolution et rattachée à Egliseneuve, le lieu dérive de chabanne ou cabane, terme qu’on employait dès le Moyen Âge pour désigner une habitation modeste.

Chalm – De l’occitan, terre inculte, plateau désert – Chalmas : lande.

Chandelière – Le nom de ce hameau proviendrait de candol, le ruisseau, ou peut-être du nom du domaine rural d’un nommé Chandel auquel s’ajouta le suffixe ière indiquant la propriété.

Chapelle – Le mot chapelle est attesté en latin médiéval dès 679 : capella, diminutif de capa, désigne en latin vulgaire un manteau. La chape fut à l’origine un manteau à capuchon. Au début du christianisme, la chape la plus célèbre fut celle de saint Martin qui avait coupé en deux son manteau pour le partager avec un pauvre un jour d’hiver. Cette demi-chape, conservée, fut adorée et considérée comme la première relique. On la déposa dans un petit édifice, la première chapelle.

A Compains, la chapelle Saint-Jean-Baptiste située près de la Motte a disparu dans la seconde moitié du XVIIIe siècle (voir le chapitre La chapelle disparue). Construite en 1843 près de Roche, la chapelle Saint-Gorgon n’abrite pas les reliques du saint qui sont conservées dans l’église Saint-Georges (voir le chapitre La chapelle Saint-Gorgon).

CharreiraCarreira – Chemin où deux chars peuvent se croiser. Lieu-dit Les Charreyres près des Chastelets sur les terres de Bréon dans la commune de Condat.

Chau – Lieu pierreux.

Chauma – chaume, jachère, terre inculte.

Chaumiane – Le chaume, en latin calamus – en occitan calm – désigne une lande ou une pâture élevée vouée au pacage des animaux plus qu’à la culture. Le terme peut aussi désigner un lieu où se côtoient des propriétés mitoyennes. Citée en 1359,  la terre de Chaumiane faisait partie de la seigneurie de Brion. Elle appartint successivement aux Bréon, puis à leurs successeurs à Compains, Thynière, Montmorin-Saint-Hérem et enfin Laizer jusqu’à la Révolution.

Chava – Creuser, défricher.

Chavade (la) – Du latin calvus, chauve. Ce toponyme peut désigner un lieu déboisé mais aussi dans le Puy-de-Dôme, l’avoine (chevada).

Cheire – Coulée de lave, en auvergnat. Le bourg de Compains est construit sur la cheire du Montcineyre.

Cheix – Racine kal, kar. En Auvergne, chier, bout, extrémité d’un relief rocheux, sommet pierreux. En nord occitan, le Cheix est un massif rocheux. Au nord-est de la seigneurie de Brion, terre donnée par Maurin II en 1225 à l’abbaye de Saint-Alyre-lès-Clermont.

Cisterne – De l’Occitan cisterna, la citerne, sur le cours supérieur du ruisseau de Clamousse. En limite ouest de la paroisse de Compains, la Fontaine du bac de La Garde de Cisterne (cadastre 1828) doit son nom à une source alimentée par deux ruisseaux qui y remplissaient une réserve d’eau. La Garde de Cisterne sécurisait l’estrade publique, c’est à dire la grande route qui, évitant Compains, conduisait d’Egliseneuve à Besse.

Tenue par une branche des Chaslus, la Montagne de Cisterne s’interposait entre les terres des Bréon et celles des La Tour, seigneurs de Ravel dans la commune de Picherande. Au XIIe siècle, Richard de Chaslus était seigneur de Cisterne. Son descendant, Robert de Chaslus sire d’Entraygue, racheta pour 4000 livres des terres saisies en 1349 sur Maurin III de Bréon.

Clamouze Clamousse (ruisseau de) – Du latin clamor, clamosus, clameur. Situé à l’ouest du territoire communal de Compains, orienté Nord-Sud, le ruisseau de Clamousse, (la rivière des clameurs, des grondements), relève du bassin de la Dordogne et conflue avec le ruisseau d’Entraigues pour former la Rhue. Il aurait pu marquer au Moyen Âge la limite occidentale de la seigneurie de Brion à moins que ce ne fût le ruisseau de Grosleix.

Cocudoux – Au nord de la commune de Compains, le Mont Cocudoux (1342 m.) tire son nom de cocu issu du préceltique cuc ou kok, signifiant tête ou sommet arrondi, passé au vieux français avec le même sens. Les pierres arrondies qui surmontent certains pignons de maisons sont également nommées cocu.

Compains – Serait le lieu-dit à l’époque mérovingienne Compendiacum, toponyme dérivé du nom de Compendius, un gallo-romain maître d’un domaine agricole (villa) probablement déjà situé entre Couze et Gazelle, ce qu’on ne peut affirmer faute de fouilles archéologiques. Le suffixe celte acum est fréquent parmi les toponymes gallo-romains du Cézalier.  La forme Compens, avérée en 1317, est sans doute beaucoup plus ancienne. Elle sera couramment utilisée jusqu’au début du XVIIIe siècle.

Contrairement à Brion où la famille prit le nom du lieu où elle s’installa, le bourg aurait pris le nom du gallo-romain fondateur d’une villa. Un débat existe autour de l’origine du mot Compains. Selon Stéphane Gendron, Compains dériverait de Compendiacum, le raccourci. A l’examen, on ne voit cependant pas en quoi passer par Compains constituerait un raccourci puisque la voie la plus courte pour se rendre de Condat à Besse ne passait pas par le bourg.

Condat – Du gaulois condate, le confluent. La commune de Condat est située au confluent de la Rhue, du Bonjon et de la Santoire.

Coste – Désigne un terrain en pente. Au nord du bourg on trouve la montagne des Costes (1153 m.) et un hameau : les Costes-Haut (soubra) et les Costes-Bas (soutra).

CoualleCouailleCouhalle – Bord d’un étang à sec en période de basses eaux (Littré, 1876). Au pied de la Motte de Brion, Montagne de la Couhalle basse à Saint-Alyre-ès-Montagne.

Cougnie – Désigne le coin en langage local.

Couze – Le terme provient de l’hydronyme pré-celtique cosa désignant l’eau qui descend de la montagne. Ce nom de cours d’eau est fréquent dans la région de Compains où on parle du “Pays des Couzes”. Née au sud du bourg de Compains, la Couze de Compains après son confluent avec le ruisseau de la Gazelle prend le nom de Couze de Valbeleix puis va se jeter dans la Couze Pavin. La Couze d’Ardes nait au sud de Brion, dans la commune voisine de Saint-Alyre-ès-Montagne.

Cros – Creux. Au sud de Compains, le Cros de Joran (voir aussi : les Creux).

Entraigues – Du latin inter aquae, entre les eaux. La terre d’Entraigues, tenue aux XIIIe et XIVe siècles par les Bréon était gardée par un château aujourd’hui presque totalement ruiné. On distinguait les hautes terres d’Entraigues et les basses terres d’Entraigues que se partagèrent deux filles de Maurin de Bréon en 1280.

Escouailloux – Ce village cité en 1354, est le chef-lieu d’une très petite seigneurie enkystée dans la seigneurie de Brion. Qu’elles dérivent de l’occitan ou du vieux provençal, les étymologies évoquent toutes un poste de guet. A peu de distance, le lieu-dit La Gardette faisait partie de la même seigneurie.

Espinat – Issu du latin spina, le terme désigne les épines et un terrain épineux. Situé au sud-est de la paroisse de Compains, le village d’Espinat est cité en 1513. Il sera rattaché à Egliseneuve à la Révolution.

Font – Du latin fons. Selon l’usage du pays, une font est une source. A l’ouest de Compains on trouve les Fontlonges, à l’est Fontpiroux, au nord près de Beauregard, la Fontaine de Guillaumont.

Gazelle – Dérivé du latin vadum qui a donné en français gué et donne en provençal ga d’où dérive gaz (le gué), l’endroit guéable. L’hydronyme apparait fréquemment dans le Puy-de-Dôme, la Haute-Loire et le Cantal. En patois on dit gazar pour guéer, traverser.

Sans rapport avec l’animal du même nom, Gazelle désigne le ruisseau descendu du nord du Montcineyre qui longe au nord le bourg de Compains et va se jeter dans la Couze de Valbeleix au Verdier.   Ce gué était placé à Roche, au pied du Montcineyre, là où la Gazelle traverse le chemin qui conduisait du bourg de Compains vers Besse. Le gué est aujourd’hui recouvert par la route de Comains à Besse. C’est le second ruisseau d’importance à Compains.

Graffaudeix – L’un des hameaux de Compains avant la Révolution. Du latin acrifolium le houx, acer ce qui est perçant et folium la feuille.

Grosleix – L’un des hameaux de Compains avant la Révolution. Probablement dérivé du nom d’un habitant du lieu. Certains évoquent le nom du corbeau.

Gua – Gué. Le ruisseau de Longua prolonge le ruisseau dit L’Eau derrière qui coule au pied de la motte de Brion.

JoranCros de Joran (1140 m.) – Teston du Joran (1323 m.) – Grand Joran (1247 m.) – Montagnes situées au sud de la commune de Compains et au nord de la commune de La Godivelle. Le toponyme Joran pourrait dériver du latin et désigner une hauteur boisée. Le Jura pourrait avoir la même racine.

Joursac (Cantal) – Village situé au pied du château de Mardogne, l’autre importante seigneurie des Bréon au Moyen Âge. Le toponyme viendrait de la villa d’un gallo-romain nommé Jurcius.

La Chavade – Du latin calvus, chauve. Terre à la végétation rare. Sur les hauteurs du Valbeleix, La Chavade est proche du lieu-dit Les Chasteloux de la Chavade où se trouvait un point défensif au Moyen Âge.

La Cluse – Une cluse est un passage qui fait communiquer deux vallées. A Compains, le ruisseau de la Cluse se faufile entre la Montagne de Blatte et la Montagne de La Taillade.

La Fage – Dérive du latin fagus, le hêtre, arbre qu’on rencontre fréquemment dans la moyenne montagne auvergnate. Ses fruits, les faines, fournissaient une huile comestible, mais qui ne se conservait que peu de temps. Les faines étaient consommées par les cochons qu’on conduisait en forêt (droit de panage). Situé dans le sud-ouest de la paroisse, le domaine de la Fage désignait un lieu anciennement planté de “bois de faux, dans l’idiome du pays”, dit un texte du XVIIIe siècle. La montagne de La Fage,  située à l’ouest du col de la Chaumoune, est citée dans un texte de 1349.  Jacques Rodde de Chalaniat se réservait en 1753 le droit d’y faire creuser un lac près de son sommet. La carte de Cassini ne mentionne pas ce lac mais peut-être n’était-il pas encore creusé vers 1760. Le lac avait pourtant dû être rempli puisqu’il est dit “entièrement desséché” sur le cadastre de 1828. Aujourd’hui remis en eau, il est visible sur la carte I.G.N. au 1 : 25 000.

La Ferrière – A la sortie du bourg, sur la route d’Egliseneuve d’Entraigues. Jean de Laizer tenta d’y exploiter une petite mine de fer. Sans succès semble-t-il.

La GardeLa Gardette – Du francique wardon – surveiller – passé à l’ancien français warde qui donna garde et de l’occitan gardo signifiant qui domine un pays. Proche de la forteresse de Brion, le lieu-dit La Garde est attesté en 1335. De nos jours, le terme est resté attaché à deux lieux-dits : le buron de La Garde et le bois de La Garde. Au sud-ouest du bourg, le poste avancé de La Gardette, de moindre importance d’où le diminutif, surveillait les abords de la petite seigneurie d’Escouailloux dont il faisait partie.

La Godivelle – Du germanique wald. Pourrait désigner, selon Pierre Bonnaud, des bois domaniaux, préservés au Moyen Âge.

La Mayrand – Pourrait dériver de Matrius, nom d’un gallo-romain qui y avait un domaine agricole. Selon Cassagne et Korsak, ce nom, “typique des colonies romaines” aurait été employé au temps des grandes invasions. A Compains, le lieu est dit à plusieurs reprises La Mayre dans les textes. On pourrait penser qu’il dérive du pré-gaulois et désigne des broussailles. Une partie au moins de La Mayre dépendait de la seigneurie de Brion au XVIIIe siècle. Vraisemblable au Moyen Âge, son appartenance à la seigneurie des Bréon qui tenaient déjà Vauzelle et le Cheix au XIIIe siècle est avérée à l’Epoque moderne.

La Plaine – Lieu déboisé près de la Montagne de Barbesèche mais aussi lontagne près de Fontlonge.

La Planète – Du latin planum, espace plat. Plateau volcanique plat (planeza).

La Ronzière – Le terme dérive du latin rumex, la ronce, le dard, auquel vint s’ajouter le suffixe aria désignant un territoire, ici envahi par les ronces. Deux lieux évoquant une végétation naturelle qu’on imagine piquante sont nommés La Ronzière : le premier était un village situé le long de la Couze, entre le bourg et Belleguette. Il fut sans doute défriché très anciennement. Le second, dit la Montagne de La Ronzière, situé à l’ouest de Cureyre fut sans doute défriché postérieurement pour faire face au croît de population entre le XIe et le XIIIe siècle. Il n’a pas été retrouvé d’attestation médiévale de ce mot.

La Taillade – La montagne de La Taillade, un lieu couvert de taillis et de bois, était située près du château de Brion et appartenait au seigneur. On peut y voir un nom de domaine ou de maison mais il désigne pricipalement un milieu arbustif.

La Tourette – Lieu-dit au nom évocateur qu’on découvre sur les hauteurs de La Valette (com. du Valbeleix). On découvre à La Tourette une motte féodale bien conservée d’où on gardait des terres qui appartirent soit au dauphin, soit aux Saint-Nectaire, et possiblement aux Bréon.

La Violle – Dérive peut-être de l’Occitan viola qui désigne une rigole. A Brion, cette rigole pourrait être la grande raze qui descend vers le nord, non loin du lac des Bordes. A Brion, Village bipolaire, (Brion-Haut, Brion-Bas), la Violle désigne le groupe de maisons de Brion-Haut, proche du foirail. Certaines sources allèguent que le terme violle désignerait un lieu anciennement habité.

La Volpilière – Face au château de Brion, mais sur la commune de Saint-Alyre-ès-Montagne. Le toponyme évoque un lieu où vivaient des renards, dits velpils en ancien français, terme issu du latin vulpes.

Labro – Serait une clôture. L’explication est rendue vraisemblable par l’existence à Compains d’un rocher de la Bro, falaise qui domine la ferme de Roche, rendant indispensable une clôture pour préserver le bétail. Sur les terres médiévales des Bréon le hameau de Labro est cité au XIVe siècle près de la terre de Chevaspère où coule la Fontaine des trois Seigneurs.

Lac des Bordes – Dérivée du bas-latin borda, la borde désignait une cabane, puis plus tard une métairie ou une grange qu’on pouvait trouver en limite d’un grand domaine. Sans doute trouvait-on près du lac plusieurs bordes. Le lac  fut établi par Jean de Laizer après qu’il ait acquis la seigneurie de Brion et Compains en 1654. Sa création fut à l’origine d’un long procès avec les habitants (voir le chapitre Lacs et tourbières).

LargelierLarzalier – Ce village est placé  sur les hauteurs du Valbeleix, sur la rive gauche de la Couze. Son nom vient de la couche d’argile sur laquelle se trouvait jadis un village situé sur un escarpement, à mi-hauteur, entre la Couze et le château situé au sommet. Cette terre était tenue au XIIIe siècle par un vassal des Bréon et le lieu, où subsistent des vestiges, est toujours dit aujourd’hui “le château”. La soixantaine de personnes qui vivaient là en 1783 occupait dix habitations et deux granges. Le 6 mars 1783 un “ébranlement de terrein” ouvrit des crevasses et lézarda les murs des bâtiments placés sur le penchant de la montagne, menaçant le village d’une chute prochaine. L’inspecteur des ponts et chaussées attribua la catastrophe à l’abondance des neiges suivies de fortes pluies qui avaient frappées le pays. Leur fonte rapide lors d’un fort coup de vent du sud fit craindre que le village ne s’effondre vers le fond de la vallée. Devant l’urgence de la situation, le curé se joignit à l’inspecteur pour exhorter les habitants à évacuer le village. Mais la misère générale qui régnait dans cet endroit perdu ne permettait pas aux habitants de déplacer leurs maisons. On fit appel “à la bienfaisance de sa majesté” pour trouver les secours  indispensables. Entre temps, le village s’effondra.

La TiollièreLa Tioulas – Du latin tegula, la tuile. En auvergnat, teula, la lauze. Les lieux-dits la tiolière indiquent des lieux où on débitait des lauzes (tuila) de phonolite. Une carrière de lauze est appelée La Roche Tuilière à Rochefort-Montagne. A La Godivelle, Montagne de las Tiolas, las Tiolles près de Besse aujourd’hui le hameau de Tiolères.

Le cheix – Terre située dans la paroisse de Vailh Beletz (Valbeleix) sur les hauteurs près de Vauzelle, à l’extrémité nor-dest de la seigneurie de Brion. Au Moyen Âge, Le Cheix fut donné en 1225 par Maurin de Bréon seigneur de Brion à l’abbaye bénédictine de Saint-Alyre-lès-Clermont. Attesté dans plusieurs régions du Massif Central, le terme Cheix vient du franco-provençal et désigne un tas de pierre, naturel ou artificiel, le bout ou l’extrémité d’un relief rocheux, ce qui correspond bien à la topographie de cette terre qu’un texte postérieur permet de localiser entre Vauzelle et la chapelle de Rochecharles. On notera que le toponyme Cheix est répandu dans la région où on le trouve également au nord de Vodable (Cheix La Garde), et près de Saurier (Le Cheix).

Le Lac – Les minutes des notaires de Compains nomment Le Lac, des lieux qui ne contiennent qu’une modeste étendue d’eau, voire même une petite dépression remplie d’eau seulement par intermittence.

Le Luguet – Du latin lucus, bois sacré. Le terme Luguet désignait un petit bois sacré où officiaient des druides. Le toponyme peut aussi provenir du nom du dieu celte Lug.

Le Puy du Luguet (1143 m.) est situé au sud de la commune de Compains et au nord de La Chaux d’Espinchal. Au sud-est de Compains, le signal dit du Luguet est placé au sommet du Mont Cézalier (1551 m.), point culminant du massif du Cézalier dans la commune d’Anzat-le-Luguet.

Le Ronzier – Lieu occupé par une végétation qu’on imagine piquante.

Le Verdier – Dérivé du latin viridia, jardin, bosquet. C’est là, à l’entrée de la vallée du Valbeleix, que confluent la Couze de Compains et le ruisseau de la Gazelle pour former la Couze de Valbeleix, affluent de la Couze Pavin. Sans doute des arbres fruitiers y croissaient-ils ou pour le moins trouvait-on des jardins “à viand” (des potagers) en ce lieu protégé des vents d’ouest par le Pic Saint-Pierre. Situé à l’entrée de la vallée du Valbeleix, l’endroit est protégé des vents d’ouest par le Pic Saint-Pierre. Le patronyme Verdier est courant à Compains.

Le Vernet – Du pré-celtique ver : l’eau. Vern(e) est issu du gaulois vernos, l’aulne, l’un des sept arbres sacrés des gaulois (Arverne, puis Auvergne). Le Vernet est un lieu planté d’aulnes. Au pied du château de Mardogne, les Bréon prélevaient un péage au Pont du Vernet, le pont de l’aulnaie.

Les Angles – Du latin angulus, pointe de terre en forme d’angle, et de l’Occitan anglar : pierre angulaire ou angle formé par deux chemins ou deux rivières. Entre Redondel et Espinat, près de la portion de la commune de Compains détachée à la Révolution, le lieu-dit Les Angles (aujourd’hui dans la commune d’Egliseneuve d’Entraigues) peut être ainsi nommé parce que situé à la croisée de les chemins y forment visiblement un Y. On observe la présence du même toponyme au sud de Mazoires là où les chemins forment eux aussi un Y. Le phénomène est encore plus marqué au Mont Dore, à la ferme de l’Angle (1262 m.). Ce toponyme avéré dans le terrier de la seigneurie d’Entraigues (XVIe siècle) peut aussi révéler un point de contact entre plusieurs seigneuries. Il pourrait donc  désigner les bornes, parfois triangulaires, qui marquaient les limites des seigneuries et des domaines.Voir au sud de Besse, Anglard, qui marquerait la limite entre les seigneuries de Brion et de La Tour.

L’hypothèse selon laquelle le terme devrait être rattaché aux “Anglais” pendant la terre de Cent Ans nous semble erronée : on trouve déjà un lieu-dit Les Angles bien avant la guerre de Cent ans, par exemple dans le cartulaire de Conques (textes entre le IXe et le XIIIe siècle).

Les ChirouzesVillage de l’ancienne commune de Saint-Anastaise (aujourd’hui Besse et Saint-Anastaise), qui touche la limite nord de la commune de Compains. Les Chirouzes doivent leur nom à un territoire couvert de pierres qui prend son origine dans le celtique cher ou cair, la pierre. Les Chirouzes désigne un lieu pierreux en occitan auvergnat. L’endroit était connu pour ses maisons cernées de pierres souvent pointues qui, dressées verticalement, empêchaient les bestiaux de consommer la toiture des habitations et les protégeaient de la neige. Certaines de ces grandes pierres plates qui peuvent atteindre plus d’un mètre carré sont encore visibles aux Chirouzes et à Marsol. La question de leur provenance fait naître une hypothèse : des géologues ont découvert qu’il existe au Puy Moncey une phonolite très particulière qu’on rencontre aussi à Blesle. Trop fragile, cette phonolite ne peut être débitée en lauzes de toit. Elle aurait donc pu être utilisée pour border les chemins et protéger de la dent animale le couvert à paille des toitures.

Quelques compainteyres pensent que ce lieu éventé tirerait son nom de l’écir (échir en patois).

Les Combes – vallée ou vallon creux asséché. Les combes sont dites aussi Croze. A Compains, Chave Combe dans la section de Chandelière.

Les Creux – Souvent dit dans les textes Escros ou les Cros, le terme viendrait du latin crosus, qui désignait un creux. Petit vallon au nord de Compains, près de la route de Besse. On retrouve ce terme au sud de la commune près du Teston du Joran au lieu-dit le Cros de Joran dans la commune de La Godivelle.

Les Esserres – Au Haut Moyen Âge, les pâturages d’altitude qu’on nommera plus tard estives, furent des terrains de parcours du petit bétail utilisés par les paysans bien avant l’apparition des “seigneurs”. La montée en altitude des chèvres et des moutons suivait l’avancée des défrichements. Ainsi trouve-t-on à Compains des lieux nommés “les esserres”, terme dont l’une des acceptions désigne des lieux anciennement défrichés ou essartés (Cadastre 1828 : Chandelière section E matrice n°176 à 185) ; Compains, section C n°1 et 2 ; Marsol, section A n°124, pâture et 309 bois taillis).

Les FontsLes FontlongesFont-Piroux – Du latin fons. Chevaucant la ligne de partage des eaux entre le bassin de l’Allier à l’est et celui de la Dordogne à l’ouest, la commune de Compains voit jaillir sur son territoire une multitude de sources. Captées ou non, ces sources qui surgissent de partout apparaissent à plusieurs reprises  sur la carte IGN.

Les Granjounes – Granges ou domaine exploité par un métayer.

Les Moudeires – En patois, moulin, meunier. Après le partage de l’héritage de Maurin II entre ses quatre filles en 1280, il fallut créer des moulins sur les hautes terres d’Entraigues. On les aurait installés sur le ruisseau qui descend de La Fage.

Les Règes – Evoquent les sentiers qui courent dans les terres. Montagne près de la route construite au XIXe siècle qui relie le bourg de Compains à Brion.

Lestérade Lestrade – Du latin strata, chemin pavé, grande route. De Brion à Beauregard et La Mayrand, le Ruisseau de Longua est longé sur sa gauche par un chemin dit Lestérade sur la carte I.G.N. Cette “estrade” était une ancienne voie pavée par laquelle on accédait aux foires de Brion et qui desservait Boslabert, Le Brugelet et Vodable.

Longua (ruisseau de) – Erreur du rédacteur du cadastre qui aurait dû écrire Laigua (aygue, eau). Le ruisseau de Longua prolonge le ruisseau de L’Eau derrière à l’est de la Motte de Brion.

Loubaneyre (ruisseau de la) – Cet hydronyme tire vraisemblablement son appellation du nom du loup, (en latin lupus et en celtique bleiz, blei, blé). Ce ruisseau forme la limite entre Egliseneuve d’Entraigues, Espinchel et Condat.

Lugarde – Avant d’être un château tenu par les Bréon au XIIIe siècle, Lugarde put être un ancien lieu de culte au dieu celte Lug (voir aussi le Puy du Luguet à Espinchal et Anzat-le-Luguet, commune proche de Compains). Lug a donné son nom à de nombreux villages (il y en a douze dans le Cantal). Ce dieu était l’inventeur des arts et du négoce selon Jules César (Guerre des Gaules).

Malsagne – Le terrain marécageux dit sagne, du latin sania puis du gaulois san, ne laissait pousser que des près humides souvent couverts de joncs. En auvergnat, la forme mal peut aussi avoir le sens de petit. A Compains, Malsagne est un espace marécageux en bordure septentrionale du plateau du Cézalier. Cette mauvaise terre marécageuse appartenait sous l’Ancien Régime au seigneur de Brion qui y avait créé un petit domaine.

Mardogne, Cantal, com. Joursac – L’autre importante seigneurie des Bréon. Certains ont cru voir dans l’étymologie du nom de Mardogne un ancien lieu de culte dédié à Mars et Diane, hypothèse impossible à confirmer ou infirmer en l’absence de fouilles archéologiques.

Marsol – Du nom de l’un des premiers habitants du lieu ?

Mets MèzeMez – La mèze, selon Chabrol, commentateur de la coutume d’Auvergne, était un vacant ou un communal, un terrain vague, servant de pâturage. Les mets sont de vastes terrains vagues servant au pâturage, des terrains de parcours, pauvres et éloignés des villages. Il peut s’agir de terrains bordiers, définis par les affars des villages voisins. Toutes les catégories d’animaux peuvent y entrer. A Compains, la piera de mez est proche de Belleguette-Haut. On trouve par exemple les mèzes près de Vauzelle ou la mèze près de Graffaudeix et mèzes, mez, sur le cadastre de 1828 (n°520 à 523) ou mets aujourd’hui encore sur la carte I.G.N.

Montagne –  En Auvergne, montagne ne désigne pas un lieu très élevé, mais un lieu plus élevé que la plaine ou la vallée qui se trouve à son pied. Très employé à Compains où une vingtaine de hauts pâturages portent ce nom pour désigner les herbages d’altitude où estivent les bovins, ce terme incite à penser que c’est l’utilisation agricole – le pâturage des bêtes à cornes et à laine – plus que l’aspect géographique qui détermine cette désignation. Les montagnes étaient divisées en têtes d’herbage, unité de superficie correspondant environ à un hectare sur laquelle pouvaient se nourrir une vache et son veau. Selon la coutume d’Auvergne, le paysan avait droit dans les montagnes à un nombre de têtes d’herbage correspondant au nombre de bêtes qu’il avait hivernées de ses foins et pailles.

Une des plus anciennes occurrences du terme montagne se trouve dans les écrits de Sidoine Apollinaire. Homme politique, écrivain et évêque d’Auvergne, qui évoque au Ve siècle les pâturages situés  “in montana”. Plus tard, le terme réapparait dans le cartulaire de Sauxilange (charte CCXXXV, datée entre 989 et 994).

L’expression “montagnes occidentales”, employée dans plusieurs chapitres de ce site était utilisée aux XVIIe et XVIIIe siècles par les intendants d’Auvergne pour désigner notamment les Monts Dore et le Cézalier.

Montcineyre – Forme composée pour désigner le mont des cendres, le célèbre jeune volcan de Compains (6500-7500 ans).

Motte Le terme dérive du gaulois mutta, la terre, et plus anciennement, du latin mote, la levée de terre. Le cadastre de 1828 et aujourd’hui la carte IGN au 1 : 25000 nomment motte la butte de Brion, terminologie impropre si l’on s’en tient aux archéologues, qui ont établi que les premiers châteaux en bois étaient surélevés sur une motte de terre. A Brion, aucun besoin de terre rapportée artificiellement. La Motte est une butte basaltique, peut-être aplanie au Xe ou XIe siècle quand on voulut y dresser le château de Brion. D’un usage très ancien mais rare dans les textes de Compains, le terme motte est attesté en Auvergne au XIIe siècle. Il désignait un amas de terre qui pouvait avoir été dressé lors de l’élévation d’une construction défensive. Lors de nos recherches, le premier texte où apparait à Compains le terme motte date du XVIIe siècle, ce qui, compte tenu du caractère aléatoire des textes retrouvés, ne prouve en rien qu’il ne fut pas employé bien antérieurement. La carte de Cassini (v. 1760) désigne Brion sans lui accoler le terme Motte qu’on retrouve par contre utilisé sur le cadastre de 1828.

Moulin Barbat, Moulin de Péraud – Peut-être du nom du meunier, quoique en Auvergne barba indique un bois d’aulnes et perrau un terrain pierreux. Au XVIIe siècle, le moulin Péraud était dit moulin de Belleguette. Ces deux moulins situés sur la Couze, figurent (roue dentée) sur la carte de Cassini.

Pierre Saraillade – Saraillade dérive de saroil, du latin serrare (fermer). Le terme méridional sarrail (saralha), désigne une serrure ou un serrurier. A Compains, la Pierre Saraillade est une borne seigneuriale indiquant une limite de seigneurie. Sa position marque la limite entre la seigneurie de Brion et une seigneurie voisine, située sur la montagne de Joran.

Péage – En Occitan péatge. Le terme dérive de pied (C.N.T.R.L.). C’est le “droit de mettre le pied”, ce qui désigne l’endroit où on avait le droit de mettre le pied, de franchir un passage, après avoir payé une taxe. D’où l’extension à la notion de poste de contrôle. Au pied de la motte de Brion coule le ruisseau dit L’eau derrière. Près de ce ruisseau se tenait un poste de péage où des droits étaient perçus sur les personnes, les marchandises ou les aniamaux qui pasaient le gué qui conduit au foiral de Brion.

Pré Rigaud ou parfois Rigot – Peut-être un nom d’homme, mais plus probablement de riggal, un ruisseau. On notera que près de là cascadent les Diablaires.

Puy – Dit peuch en auvergnat, le puy est un lieu élevé, un mont arrondi, un suc en plus haut. Dérivé du latin podium (colline), c’est un relief constitué par un mont de faible altitude. Compains compte une bonne dizaine de puys, des lieux élevés dont la plupart dépassent 1300 mètres, au sommet arrondi. En surplomb du bourg de Compains, le Puy Moncey est seul volcan de type peléen de la commune alors que, fait de pouzzolane, le Montcineyre (1331 m.) est volcan récent de type strombolien.

L’inspiration du nom des puys tient par exemple à la végétation (Puy de la Vaisse), à la nature de la roche (Puy du Montcineyre, mont des cendres), au nom d’un habitant (?), Puy Ferrand, ou à la forme (Cocudoux, puy au sommet arrondi).

Rase – Pour mieux répartir l’arrosage des prés en période de sécheresse, on rationalisait l’écoulement des eaux en creusant des rigoles, des canaux d’irrigation ou même des fossés qui pouvaient aussi drainer l’excès d’eau en période humide. Plusieurs de ces rases sont indiquées sur le cadastre napoléonien (rase de Picady et grande rase à l’ouest de la commune, petite rase en contrebas de la Motte de Brion.

Redondel Redonde – Du latin retundus, arrondi. Lieu qui évoque une boule. Le terme peut aussi désigner un lieu cultivé. A Compains, on trouvait le hameau de Redondel au sud-ouest de la paroisse avant l’amputation de la Révolution. Une montagne, dite Redonde, est proche de la Motte de Brion.

Rhue – Une rue est une gorge étroite en montagne. Le rai ou le rial sont des cours d’eau. Le riala est un grand ruisseau transformé en torrent à la fonte des neiges.

Ribeyre – Rivière, fond de vallée.

Riocros – Creux

Rochambert – Cette désignation qualifie les pierres au bers (berceau) où des cavités apparaissent. A Compains on en trouve principalement à l’est de la commune.

Roche – Dérive du gaulois rocca. C’est souvent en position dominante, sur des roches qu’on construisait les châteaux. Les lieux-dits Roche apparaissent fréquemment en Auvergne comme pour désigner une forteresse ou comme patronyme pour désigner une famille noble.

En limite nord de la paroisse de Compains au XIVe siècle, le lieu-dit Roche au nord du territoire paroissial relevait du seigneur de Largelier (Larzalier) vassal de Maurin de Bréon à Compains et dans la commune de Saint-Anastaise. C’est sur les petits seigneurs de ces maisons fortes périphériques à la seigneurie principale, vassaux du seigneur dominant, que reposait la surveillance de la lisière des seigneuries. A Compains, on faisait face aux seigneurs de La Tour au nord et à l’ouest (Besse et la seigneurie de Ravel), et de Saint-Nectaire au nord-est (Valbeleix, château de Rochecharles). Si une trace bien visible du “château” apparait encore à Largelier, rien n’a été retrouvé pour le moment à Roche, qui fut peut-être plus proche du poste de garde que du château, ce qui aurait facilité le réemploi des pierres par les habitants, et donc, l’absence de traces rencontrées aujourd’hui.

Roche peut également désigner un accident du terrain sous forme d’à pic très raide. C’est une forme de relief courante à Compains dont on trouve plusieurs exemples : Rocher de labro, Rochambert, Crête des rochers, Roche Chandelière, Bois rochers.

Roche Garnaud – Ce lieu devrait son nom à un habitant, comme peut-être aussi Groslier et Marsol.

Sault (Ruisseau de) – Du latin saltus, lieu boisé, défilé, gorge.

C’est une longue aventure que celle du ruisseau de sault qui prolonge le ruisseau dit L’eau derrière et le ruisseau de Longua. Chaque commune traversée s’est approprié une portion de ce ruisseau sous un nom différent. Après sa naissance au pied de la Motte de Brion sous le nom de L’eau derrière, le ruisseau forme la frontière entre les communes de Compains et Saint-Alyre-ès-Montagne et prend ensuite le nom de Ruisseau de Longua jusqu’à La Mayrand. Entre Brion, La Meyrand et Beauregard, le ruisseau est longé par un chemin dit Lestrade ou Lesterade indiquant un chemin pavé, donc fréquenté. Durant sa traversée de Rochecharles-La Meyrand, le ruisseau adopte le nom de ce village et, après quelques incursions dans la commune du Valbeleix, entame sous le nom de Ruisseau de Sault la traversée de la forêt de Chassagne au fond d’une profonde gorge autrefois tapissée de chênes et de résineux qu’on exploitait pour alimenter les fours des potiers de Lezoux dont les céramiques s’exportaient dans tout l’Empire romain. le ruisseau de Sault se jette enfin dans la Couze du Valbeleix en un lieu réputé avoir abrité des brigands.

Suc, Suquet – Puy, butte, sommet rocheux. Du préceltique cuc, hauteur. A Compains “le suquet du moulin“.

Terme – De Terminus, nom du dieu romain représenté par une pierre ou un tronc d’arbre chargé de veiller sur les propriétés foncières. Pour éviter les conflits, depuis des temps immémoriaux c’est avec des pierres ou des troncs d’arbres qu’on séparait les champs des paysans et que plus tard, on borna les seigneuries.

Dans la commune de Besse et Saint-Anastaise, à près de 1000 mètres d’altitude, un lieu-dit Le Terme figure sur la carte I.G.N. à environ un kilomètre au nord de Largelier. Peut-être trouvait-on là un point triple, une frontière où pouvaient surgir des affrontements, un lieu où se touchaient les terres de Bréon, des La Tour seigneurs de Besse et des Saint-Nectaire seigneur du Valbeleix. Le dieu Terme veillait sur les bornes et gardait la limite des champs.

Teston – Tête : le  Teston du Joran (1323 m.) est une montagne au sud de la commune  de Compains.

Vaisse – Du gaulois vassia ou vaissa, la noisette, devenu vaisse, noisetier, en passant à l’occitan. Territoire couvert de noisetiers ou de coudriers. Le Puy de la Vaisse  près du col de la Chaumoune.

Valbeleix – Bostbeleix est l’ancien nom du bourg du Valbeleix qui comptait plusieurs villages. Dérivé du bas latin boscus, Bostbeleix désignerait un bois dégradé par les essarts. Pour certains, le village tirerait son nom du loup et serait le “val du loup”, du celtique bleiz, blei, blé.

Vassivière – A quelques kilomètres au nord de Compains, la chapelle de Notre Dame de Vassivière, située entre à l’ouest la Clamouze et la Couze Pavin à l’est est toujours le lieu d’un pélerinage célèbre. Issu du celtique, vassivière signifierait, selon certain, temple de l’eau. Pour d’autres, le terme dériverait de vaissa, le noisettier, le coudrier. On trouvait près de la Rhue l’abbaye de la Vassin. La chapelle flanquée d’une source aurait christianisé un lieu anciennement dédié à une divinité des eaux. Certains affirment que Vassivière viendrait des vassives, des génisses qui n’ayant pas encore vêlé auraient été regroupées dans les près aux alentours de la chapelle. En occitan, le vacivier est un berger.  Plusieurs croix balisent le chemin montagnard que suit la procession qui monte à la chapelle. La paroisse de Compains offrit la quatrième de ces croix.

Vauzelle – Peut-être du latin valicella, petite vallée. Le nom de ce hameau pourrait aussi venir du Celte avec le sens de “territoire situé sur une éminence” ce qui correspond beaucoup mieux à la réalité topographique. Dans la commune de Valbeleix, le hameau de Vauzelle était une ancienne possession des Bréon. Le village est situé près d’un ruisseau qui dévale d’est en ouest vers la vallée du Valbeleix.

Où la seigneurie de Brion se terminait-elle à l’est ? On sait que, près de Vauzelle, la terre du Cheix et probablement le village de La Mayrand relevaient des Bréon. On peut donc avec vraisemblance fixer la limite de la seigneurie de Brion à la rive ouest de la haute vallée du ruisseau de Sault. En face, sur le versant est, se tenait un château des Saint-Nectaire dont ne subsiste plus aujourd’hui que la chapelle de Roche-Charles.

On remarquera qu’on trouve peu après Vauzelle sur le cadastre de 1828 un lieu nommé Les Chasteloux de La Chavade, bientôt suivi à environ un kilomètre au nord par la hauteur dite de La Tourette qui surmonte le village de La Valette (com. Valbeleix). Là, une motte féodale est encore bien visible à plus de 1000 mètres d’altitude. Enfin, le nord de la vallée du Valbeleix était lui aussi surveillé comme en atteste encore le lieu nommé La Garde (carte I.G.N. 2432 ET). La seigneurie de Valbeleix releva des Saint-Nectaire au Moyen Âge et à l’Epoque Moderne. Sans doute avaient-ils placé ce rempart de points défensifs pour contrer les Mercoeur, fortement positionnés à Ardes et dans le centre du Cézalier.

Vesselier – Espace où pousse la vesce, une plante fourragère.

Veissière – Lieu anciennement couvert de noisetiers. En gaulois, la vassia désigne la noisette.

Villa – Grande exploitation agricole au temps des gallo-romains. La villa ne prend le nom de village que vers le Ve siècle. On trouve des viallard en Basse Auvergne pour désigner une petite agglomération de maisons. Les vilaret et vilata sont également courants dans le Massif Central.

Village – Dans les montagnes, mieux vaut parler de village que de hameau si l’on veut être compris. C’est par le terme village qu’on désigne  en langage local les nombreux hameaux dispersés sur le territoire paroissial, devenu communal après la Révolution.

.

Sources

CARTES

  • IGN, cartes 1:25 000 : Monts du Cézallier, Massif du Sancy, Ardes.
  • Carte de Cassini (vers 1760), en ligne.
  • Cadastre “napoléonien” de Compains (1828) et des communes environnantes, sur le site des Archives départementales du Puy-de-Dôme.

.

OUVRAGES et ORGANISMES SPECIALISES consultés

Billy (Ph.), Toponymie et archéologie – Essai méthodique sur la Basse Auvergne, NRO, n°27-28, 1996, pp. 147-168.

Billy (Ph.), Les toponymes simples du Puy-de-Dôme formés après l’An Mil sur un anthroponyme, NRO, 1984, pp. 36-54.

Bonnaud (P.), Divers articles dans la N.R.O. (années 1983 à 2015), Biza Nera, etc.).

Bonnaud (P.), La haie et le hameau : le mot et les choses, Revue d’Auvergne, n°84, 1970, 27 p., carte.

Bonnaud (P.), Toponymes relatifs à la végétation et au défrichement et l’évolution du paysage rural en Auvergne, Revue d’Auvergne, n°85, 1971, pp. 199-230.

Boudet (M), L’onomastique cantalienne, Revue de Haute Auvergne, n° 15, 1913, p. 119 et suiv.

Cassagne (J.-M.), Korsak (M.), Les noms de lieux du Puy-de-Dôme, 2006, 352 p.

Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales (C.N.R.T.L.), en ligne.

Chambon (J.P.) – Nombreuses publications dont, par exemple :

Sur une technique de la linguistique historique. L’identification des noms de lieux… avec des exemples concernant l’Auvergne et ses marges, LALIES, sept. 1996, Presses de l’école normale supérieure, 1997, pp. 55-100.

Pour la datation des toponymes gallo-romans : une étude de cas, Ronzières, Puy-de-Dôme, in : Estidis romanics, vol. XXV, pp. 39-57

Darpoux (R.), Noms de terroirs et lieux-dits (Essai de toponymie locale). Almanach de Brioude, n°72, 1992, p. 205-242.

Dauzat (A), Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, 1989, 2è éd. complétée par Ch. Rostaing.

Dauzat (A), La topographie gauloise de l’Auvergne et du Velay, in : Revue des études anciennes, 1931, pp. 357-388.

Fénié (Bénédicte et Jean-Jacques), Toponymie nord occitane, Périgord, Limousin, Auvergne, Vivarais, Dauphiné, éd. Sud-ouest, 2003, coll. Sud-ouest université.

Gaffiot (F), Dictionnaire illustré latin-français, Paris, 1934, 1720 p., ill., cartes.

Gendron (St.), La toponymie des voies romaines et médiévales : les mots des routes anciennes, Paris, 2006, 196 p., cartes, tabl., ill., bibliogr., glossaire, index.

La Curène de Sainte Palaye, Dictionnaire de l’ancien langage français, t.9, lettres R à S (1881).

Levet (J.-P.), Hydronymie et langues préhistoriques. Hydronymie française préceltique, Tôzai, n°7, 2002, p. 144.

Littré, Dictionnaire de la langue française, 1863, 5 vol.

Longnon (Auguste), Les noms de lieux de la France. Leur origine, leur signification, leurs transformations, 2 vol., réimpr., 1968.

Mège (F.), Souvenirs de la langue d’Auvergne. Essai sur les idiotismes du département du Puy-de-Dôme, Paris, 2015 (1ère éd. 1861), Brignais (Rhône), coll. Documents., 191 p.

Miraud (C.), Entre Dordogne et Rhue. Dictionnaire étymologique des lieux-dits de vingt-six communes du Puy-de-Dôme et du Cantal, éd. Association patrimoine et culture de La Tour d’Auvergne, 2004, 77 p.

Piboule (M.), La toponymie de surveillance, Etudes archéologiques, déc. 1983, n°16,

Piboule (M.), Toponymie paysanne : pierre et bornage, Etudes archéologiques, 1987, n°24, 19 p., bibilogr.

Reichel (K.-H.), Dictionnaire général Auvergnat-Français, éd. Créer, Nonette, 2005, 878 p.

Rostaing (C.), Les noms de lieux, Paris, P.U.F., 1965, n°176, 128 p.

Sève (Roger), Notes d’onomastique : gaz, gazelle, gazeau, Société d’émulation du Bourbonnais, 1951-1953, p. 382.

Vigouroux (Camille), Le saltus arverne, complexe économique, Revue archéologique du centre de la France, 1962, pp. 211-220, en ligne.

Trésor de la Langue française (T.L.F.), en ligne.

.

REVUES PRINCIPALES

  • Biza Neira : divers articles, notamment de Pierre Bonnaud (P.) et Reichel (K.-H.).
  • Nouvelle revue d’onomastique (N.R.O.), en ligne.

.

A SUIVRE